Encore beaucoup à comprendre
Même si la CMH a toujours été traitée comme une maladie génétique, on n’est présentement capable d’y associer un gène problématique que dans un cas sur trois. Dans les deux autres tiers, on ne connaît pas sa cause. «Il y a beaucoup de variabilité dans l’expression de la CMH. Par exemple, parmi les patients qui ont un défaut génétique reconnaissable, certains ne développent pas la maladie», note-t-il.
On commence aujourd’hui à comprendre que c’est la combinaison de la génétique avec d’autres facteurs de risque dans la vie (facteurs environnementaux, mode de vie, comorbidités, etc.) qui favorise l’apparition de la maladie. «L’évaluation à la naissance est généralement normale, mais la maladie se développe plus tard et se manifeste à l’adolescence ou à l’âge adulte», précise-t-il.
De plus, aucun traitement spécifique à la CMH n’existe en ce moment. «Ce qu’on traite, ce sont les conséquences de la maladie», indique le Dr Tadros. Aux personnes susceptibles de faire des caillots, on donne un anticoagulant; chez celles à risque d’un arrêt cardiaque, on pose un défibrillateur; chez les individus dont la paroi épaissie obstrue le flux sanguin, on évite le blocage par un médicament ou une chirurgie.