Soulager les symptômes non moteurs
En observant les avantages de la stimulation adaptée par son collègue neurologue Nicolas Jodoin sur leurs patients opérés, Marie-Pierre Fournier-Gosselin a voulu explorer d’autres symptômes de la maladie de Parkinson. Ainsi, elle travaille auprès de patients ayant déjà subi l’intervention intracérébrale afin de mieux comprendre «la signature» de la douleur dans le cerveau.
Grâce à une thermode placée sur l’avant-bras, le participant est soumis à différentes sensations de chaleur qui peuvent provoquer de la douleur et c’est ce message nerveux que l’équipe de Marie-Pierre Fournier-Gosselin vise à décoder dans le noyau sous-thalamique du cerveau, où se trouvent les électrodes.
Grâce à l’arrivée récente de nouveaux stimulateurs, il est possible non seulement d’émettre des impulsions vers le cerveau, mais également d’enregistrer le signal des neurones, ce qui ouvre la porte à la recherche à l’intérieur du cerveau en temps réel. Une vraie mine d’or pour les chercheurs en neurosciences, se réjouit-elle.
En ce mois d'avril de sensibilisation à la maladie de Parkinson, rappelons que cette maladie neurodégénérative chronique affecte plus de 100 000 Canadiens. Les symptômes comprennent des tremblements, de la rigidité musculaire et une lenteur à exécuter les mouvements, des changements dans l’élocution et des modifications de l’expression faciale. Fatigue et douleurs, notamment musculosquelettiques, sont souvent présentes. Les premiers symptômes apparaissent le plus souvent dans la soixantaine.