Donnant, donnant
Même si la majorité des plantes peuvent survivre sans ces champignons, leur mycélium extraracinaire, ce réseau de filaments blancs sous nos pieds, les aide à mieux accéder à l’eau et aux nutriments dans le sol. «Les champignons mycorhiziens à arbuscules peuvent être considérés comme une extension des racines et ils explorent davantage le sol», décrit Zakaria Lahrach, étudiant de doctorat en sciences biologiques sous la direction de Mohamed Hijri.
Au-delà de cette coévolution, on commence aussi à comprendre l’influence de ces mêmes champignons sur la communauté de bactéries présentes dans le sol. Le champignon exsude une partie du carbone dans le sol pour recruter des bactéries, qui elles sont capables de dégrader la matière organique et de libérer les éléments nutritifs dans le sol, qui seront à leur tour absorbés par la plante. Il permet par le fait même de séquestrer une partie du carbone qui autrement se serait retrouvé dans l’air.
À travers ses travaux de doctorat, Zakaria Lahrach souhaitait contribuer à la compréhension des mécanismes de recrutement des bactéries du sol par les champignons mycorhiziens à arbuscules dans le contexte de la solubilisation du phosphate. En effet, certaines bactéries dans le sol favorisent la mobilité de cet élément vital au développement des plantes. Après deux ans d’expérimentation, les premiers résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue Environmental Microbiome.