Peu de gens gardent un bon souvenir du scarabée japonais, une espèce exotique très envahissante, une fois qu’il s’est attaqué à leur jardin, cultures et plantes ornementales confondues, un peu partout au Québec…
Pour freiner sa prolifération, une avenue autre que chimique consiste à mieux exploiter l’Istocheta aldrichi, une mouche qui parasite le coléoptère principalement lorsqu’il s’accouple. Dans le cadre d’un projet de recherche mené depuis neuf ans, une équipe de recherche s’affaire cet été à mesurer l’abondance des scarabées japonais et les taux de parasitisme par la mouche.
Ainsi, l’étudiant Marin Gaumer assure la relève des pièges sur le terrain sous la supervision du professeur du Département de sciences biologiques de l'Université de Montréal Jacques Brodeur. Et les professionnels de recherche de l’Institut de recherche en biologie végétale de l’UdeM Josée Doyon et Simon Legault en font le suivi.
Le principe n’a pas changé depuis 2018. Quatre pièges à phéromones, à double leurre floral et sexuel, sont relevés deux fois par semaine, de la fin juin au début octobre au Jardin botanique de Montréal et au parc Maisonneuve. On y compte les scarabées capturés, puis on cherche sur leur thorax les œufs du parasitoïde. «L’objectif est d’évaluer l’abondance saisonnière du scarabée japonais ainsi que les taux de parasitisme par la mouche», résume Josée Doyon.