Un projet basé sur la recherche et l’intervention
Roxane de la Sablonnière a toujours été fascinée par les répercussions des bouleversements sociaux sur les individus et les communautés. Son parcours de formation, marqué par des expériences en Sibérie (Russie), en Mongolie et au Kirghizstan, lui a permis d’observer de près les effets de l’effondrement de l’Union soviétique sur les populations locales. Elle a également passé une décennie à travailler avec des communautés autochtones, où elle a été témoin de leur approche collective pour surmonter les crises de nature collective.
Lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé, ses collègues et elles ont constaté le besoin urgent d’élaborer une approche scientifique et accessible pour aider les populations vulnérables à faire face à la crise.
«Notre objectif commun était de créer un programme d’intervention communautaire basé sur la recherche en psychologie sociale et en psychologie clinique, souligne Roxane de la Sablonnière. Pour ce faire, nous avons réuni une équipe multidisciplinaire composée d’intervenants, de professionnels, de gestionnaires, de contributeurs, de professeurs, d’étudiants et de jeunes issus de milieux marginalisés.»
Des groupes de discussion ont été organisés avec les jeunes pour connaître leurs besoins ainsi que des consultations avec les parties prenantes pour mieux répondre à leurs préoccupations. Ces échanges ont permis de définir les thèmes et les formats des interventions, en veillant à ce qu’ils soient pertinents et adaptés aux réalités de chacun.
C’est ainsi que le Projet InterCom a été élaboré en s’appuyant sur trois courants psychologiques complémentaires, soit la psychologie sociale pour comprendre les dynamiques de groupe, la thérapie cognitivo-comportementale pour clarifier les valeurs et éliminer les incohérences, et la psychologie positive pour mettre l’accent sur les forces des individus et l’autocompassion.