Mené par l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce avec plusieurs partenaires, dont l'Université de Montréal, le projet «L’ancien hippodrome de Montréal: un territoire en transition» a été récompensé au Gala du Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal).
Choisi parmi 51 candidatures, le projet figure au nombre des 3 retenus par un jury indépendant.
Les lauréats se sont distingués par leur caractère structurant, la portée de leurs retombées et leur capacité de mobilisation. Les autres partenaires sont Multicaf, le Projet corridor écologique Darlington, Polliflora – créateurs d’aménagements pour pollinisateurs – et Soverdi.
Une contribution ancrée dans la mobilisation et l’expérimentation
Inspirée par les Projets éphémères du campus MIL, l’Unité du développement durable de l’UdeM a d’abord agi comme catalyseur auprès des acteurs du milieu. L’Université a ensuite mis en œuvre plusieurs initiatives sur les lieux, où se trouve notamment une salle de classe aménagée à partir de conteneurs.
En 2024 et en 2025, l’endroit a accueilli l’école d’été Une seule santé et, à l’été 2025, profitant de l’activité d’écopâturage sur le terrain, la Chaire d’excellence en recherche du Canada Une seule santé urbaine a mené une étude visant à évaluer les effets de la présence des moutons sur la santé mentale des bénévoles. Le projet est soutenu par le Vice-rectorat au communautaire, à l’international et aux Premiers Peuples de l’UdeM.
«Il s’agit d’un véritable laboratoire vivant auquel est intégrée l'Université tant par ses activités de recherche, l’engagement de sa communauté étudiante que par sa mission communautaire. La construction d'une ville dans une ville est une occasion unique d'appliquer une approche interdisciplinaire, voire transdisciplinaire, pour faire émerger des solutions innovantes en réponse aux défis des villes aujourd'hui», souligne Alexandre Beaudoin, conseiller à la biodiversité à l’Université de Montréal.
Un quartier en devenir
À terme, la Ville de Montréal prévoit transformer le futur quartier Namur–Hippodrome en un milieu de vie complet, carboneutre, axé sur le transport actif et le transport en commun et doté de vastes espaces verts. De 18 500 à 20 000 logements devraient y être construits au cours des prochaines années.
Cette marque de reconnaissance souligne ainsi la portée d’un projet qui conjugue mobilisation citoyenne, expérimentation sur le terrain et vision à long terme pour la transition écologique du lieu.