Pour favoriser les rencontres et nourrir la collaboration, une diversité de lieux de travail a été imaginée comme autant d’expériences offertes aux communautés étudiante, professorale et de recherche. Pensés comme de véritables aires de vie, les atriums, baignés de lumière, deviendront des carrefours où se croiseront les idées et les parcours. «Traits d’union entre les deux phases, deux interstices, l’un minéral, l’autre végétal, s’ouvriront comme des respirations au cœur du bâti et offriront aux étudiants et étudiantes des vues sur la nature et le passage des saisons», mentionne Anik Shooner. En écho à cette approche, l’agrandissement de la bibliothèque Hubert-Reeves et les atriums enrichiront l’expérience en proposant une constellation de lieux de socialisation et de collaboration, permettant à chacun de trouver, selon ses besoins et son inspiration du moment, l’endroit qui lui ressemble.
Pour encourager le mouvement, un réseau de circulations, autant intérieur qu’extérieur, constituera une promenade qui traversera l’ensemble d’ouest en est et qui permettra d’emprunter différents parcours pour découvrir des jardins et des terrasses ainsi que des lieux publics et des aires de socialisation.
«J’ai été charmée par différents détails qu’ont proposés les architectes et qui sont le fruit de beaucoup de réflexions, affirme Isabelle Bonneau. Par exemple, on trouvera des placettes entre les ailes dotées de végétation et de mobilier qui créeront des ambiances particulières. Sur ce campus, on a vraiment réussi à créer un environnement où l’on se sentira bien.»
«Comme architectes, nous construisons aussi des récits à travers nos projets, dit Anik Shooner en souriant. Peu importe que ces idées soient perçues ou non dans leur ensemble: elles se révèlent dans les détails et ce sont justement ces détails qui font naître le sentiment de bien-être dans un lieu.»
Au-delà du concept, l’ambition est simple: voir les lieux s’animer et être rapidement adoptés par celles et ceux qui les fréquenteront.
«Dès la construction de la première phase, les gens du quartier se sont approprié les lieux: certains y font leur jogging, d’autres s’y promènent en famille ou encore s’arrêtent pour photographier le coucher du soleil de la passerelle… On y sent une véritable vitalité, souligne l’architecte. Nous souhaitons que ces nouveaux aménagements suscitent le même élan. Avec ses deux premiers niveaux abondamment fenestrés, cette deuxième phase s’affirmera comme une vitrine sur la science, largement ouverte sur son environnement et la communauté. Elle pourrait même éveiller des vocations chez les enfants du quartier, et cette idée, en soi, est profondément inspirante.»