Feu vert pour le démarrage de la phase 2 du campus MIL de l’Université de Montréal

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Grâce au soutien financier des gouvernements du Québec et du Canada et de la Fondation Courtois, l’UdeM peut poursuivre le développement du campus MIL et débuter les travaux de la deuxième phase.
Vue aérienne du Complexe des sciences, incluant les futures ailes C et D

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Deuxième phase du campus MIL Article 1 / 3

Depuis cinq ans, le Complexe des sciences de l’Université de Montréal, au campus MIL, est devenu un lieu incontournable de découverte, d’apprentissage et d’innovation. Des milliers d’étudiantes et d’étudiants y ont fait leurs premiers pas dans l’univers de la recherche, tandis que des équipes scientifiques y ont repoussé les frontières du savoir. Le développement du complexe franchit aujourd’hui une nouvelle étape. Les gouvernements provincial et fédéral confirment un appui financier de plus de 200 M$, tandis que la Fondation Courtois, dirigée par Jacques Courtois, accorde à l’UdeM un don exceptionnel de 139,4 M$ qui permettra la construction de l’Institut Courtois. Les travaux débuteront dès cet été et devraient mener à l’inauguration de nouvelles infrastructures au cours de l’année 2029.

Cette deuxième phase du Complexe des sciences est prévue depuis les débuts de l’élaboration du campus MIL. Les équipes de l’UdeM travaillent depuis quelques années déjà au développement de deux nouvelles ailes qui viendront se greffer au bâtiment existant. La confirmation du financement des gouvernements était la dernière étape à franchir pour lancer les appels d’offres qui permettront le début des travaux. La ministre de l’Enseignement supérieur, Martine Biron a confirmé le financement du projet lors d’une annonce qui a eu lieu au campus MIL. Elle était accompagnée de son collègue Éric Girard, ministre des Finances. Du côté du gouvernement fédéral, ce sont Rachel Bendayan, secrétaire parlementaire du premier ministre du Canada et députée d’Outremont et Caroline Desrochers, secrétaire parlementaire du ministre du Logement et de l’Infrastructure qui étaient présentes.

«Nous sommes reconnaissants envers les gouvernements du Québec et du Canada pour ce soutien majeur à la science et à l’innovation. Ce projet illustre ce qu’il est possible d’accomplir lorsque les secteurs public et philanthropique unissent leurs forces», a indiqué le recteur de l’UdeM, Daniel Jutras. Pour ce projet, le soutien de la Fondation Courtois s’élève à 139,4 M$ (100 M$ proviennent du don historique annoncé en 2021 auquel s’ajoutent aujourd’hui 39,4 $M). «Jacques Courtois est sans contredit, l’un des plus proches alliés de nos scientifiques, a ajouté le recteur. Toutes les universités devraient pouvoir compter sur un partenaire comme M. Courtois.»

Les nouvelles installations permettront le déménagement du département de mathématiques et de statistique ainsi que celui d’informatique et de recherche opérationnelle pour ainsi regrouper au même endroit les six départements de sciences naturelles de l’UdeM. Les disciplines de chimie, physique, géographie et sciences biologiques sont situées au campus MIL depuis l’inauguration du Complexe des sciences en 2019. L’Institut Courtois occupera une des deux nouvelles ailes et sera équipé de laboratoires à la fine pointe de la technologie.

«Au fil des années, il est devenu évident pour moi que mon engagement auprès de l’Université de Montréal se ferait au profit de la recherche fondamentale. Pour la simple et bonne raison que la science au long cours, sans résultat concret à court terme n’est pas beaucoup valorisée par la société. Pourtant, ce sont ces travaux de recherche qui, souvent, après de nombreux essais et erreurs, contribuent à changer le monde. Je ne doute pas une seconde qu’une découverte d’envergure aura lieu à l’Institut Courtois et je me réjouis de penser que mon geste de philanthropie aura fait une réelle différence», indique Jacques Courtois.

L’Institut Courtois a été lancé en 2022 grâce au soutien de la Fondation Courtois. Les chercheuses et les chercheurs dans les domaines de la chimie, la physique et l’informatique ont un objectif commun; celui d’exploiter les récentes avancées de l’intelligence artificielle. «Si nous voulons favoriser notre prospérité dans la durée, nous devons nous assurer de la vigueur de nos capacités scientifiques autant en recherche fondamentale qu’en recherche appliquée. C’est d’autant plus vrai dans les secteurs stratégiques comme ceux de l’Institut Courtois. Nous avions déjà des chercheurs d’exception, mais il sera d’autant plus facile de recruter de la relève pour les soutenir dans leurs projets. Par ailleurs, nous pouvons dorénavant les outiller des meilleures plateformes et les fédérer avec notre expertise avérée en intelligence artificielle pour ainsi accélérer la recherche sur les matériaux avancées et les propriétés quantique de la matière, au plus grand bénéfice de nos collectivités», ajoute le doyen de la Faculté des arts et des sciences, Frédéric Bouchard.

Plus qu’un pavillon, un Complexe des sciences ouvert sur le monde

Les deux nouvelles ailes ont été imaginées par le consortium Menkès Shooner Dagenais LeTourneux | Lemay | NFOE architectes. Elles totaliseront 32 000 m2 et seront construites de part et d’autre du Complexe. Elles compteront 18 salles de classe et un auditorium ainsi qu’un agrandissement de 1300 m2 de la bibliothèque, sans compter des espaces de bureaux, des salles de rencontres, des espaces pour la diffusion et la vulgarisation scientifique, un centre de recherche mathématiques et un centre de calculs à haute performance, des laboratoires spécialisés, ainsi que des plateformes de recherches partagées. Des espaces pour la vie étudiante ainsi qu’un bistro ouvert sur la rue viendront compléter les lieux. À terme, 1300 étudiants de premier cycle, 680 étudiants de cycles supérieurs et 410 employés seront accueillis.

Depuis la revitalisation du site de l’ancienne gare de triage, sous l’impulsion de l’Université de Montréal, et l’inauguration en 2019 du Complexe des sciences, le secteur s’est considérablement développé. On y retrouve désormais de nombreux bâtiments qui comptent plus de 1000 logements et une école primaire qui ouvrira ses portes à la rentrée 2026. Le site compte aussi les parcs Alice-Girard et Pierre-Dansereau et une réserve foncière de plusieurs hectares seront éventuellement développés par l’UdeM.  

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