La Fondation Banting Discovery a récemment dévoilé les noms des lauréats de son prix de la découverte 2026, parmi lesquels figure Arthur Chatton, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM). Le prix qu’il reçoit, cofinancé par l’Institut canadien des sciences statistiques, souligne l’excellence des travaux et le potentiel de chercheuses et chercheurs en début de carrière.
Indépendante des organisations et des disciplines, la Fondation Banting Discovery s’inscrit dans la continuité de l’héritage de sir Frederick Banting qui, après avoir découvert l’insuline dans des conditions précaires et reçu le prix Nobel, a consacré sa vie au soutien et au mentorat de la relève scientifique. Sa mission est de mettre en lumière, de financer et d’accompagner les chercheurs et chercheuses à un moment charnière de leur parcours, lorsque l’excellence précède encore la reconnaissance et l’accès aux ressources.
Attribué chaque année à de jeunes chercheuses et chercheurs d’exception au Canada, le prix Banting Discovery consiste en une subvention d’un an pouvant atteindre 30 000 $, destinée à soutenir des projets innovants en santé et en biomédecine. Ce financement permet aux nouvelles recrues professorales, dans les trois premières années de leur nomination, de produire des données préliminaires afin de renforcer leur compétitivité pour l’obtention de subventions subséquentes.
Arthur Chatton mène actuellement un programme de recherche novateur sur les interventions en début de vie dont le but est de réduire durablement les inégalités sociales et de santé. Ses travaux portent notamment sur l’évaluation du programme québécois SIPPE (Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance), un ensemble de visites à domicile pour les familles en situation de vulnérabilité. En s’appuyant sur des méthodes statistiques avancées, il ambitionne d’en optimiser l’efficacité afin de mieux épauler les parents et les enfants tout en contribuant à l’évolution des politiques publiques en petite enfance.
Plus largement, ses travaux se situent à la jonction de l’inférence causale et de la modélisation prédictive. Ses champs d’intérêt scientifiques couvrent également l’analyse de survie, la médiation, l’intégrité scientifique et le transfert interdisciplinaire des connaissances.
Titulaire d’un doctorat en biostatistique de l’Université de Nantes, Arthur Chatton a effectué des stages postdoctoraux à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et à la Faculté de médecine de l’Université Laval, avant d’intégrer l’ESPUM et son département de médecine sociale et préventive à titre de professeur adjoint en 2025. Il est aussi chercheur au Centre de recherche Azrieli du CHU Sainte-Justine.