Rozvelt: deux diplômés à la conquête des marchés étrangers

En 5 secondes Deux diplômés de l’UdeM conçoivent une technologie respiratoire destinée à réduire l’empreinte olfactive humaine en contexte de chasse et d’observation de la faune.
Rozvelt en compagnie de membres de l'équipe Millénium Québecor: Marie-Claude Lemire, Simon Cubillos-Renaud, George Korkejian, Stéphane Gagné et Maxime Belley

Saviez-vous qu’un animal peut détecter la présence humaine à grande distance avant même de la voir ou de l’entendre? Pour Nicholas Monette et George Korkejian, deux passionnés de chasse diplômés du baccalauréat en sciences biopharmaceutiques de l’Université de Montréal, ce constat a été le point de départ d’une aventure entrepreneuriale.

Leur entreprise, Rozvelt, s’attaque à un problème bien précis: réduire l’empreinte olfactive produite par la respiration humaine lors d’activités de chasse ou d’observation de la faune. 

Une innovation née du terrain

L’idée est d’abord venue à Nicholas Monette. Malgré l’utilisation de produits conçus pour masquer les odeurs corporelles, il constatait qu’il continuait d’être repéré par le gibier. En poussant ses recherches, il a découvert qu’une part importante des composés odorants détectés par les animaux provenait de la respiration, un aspect peu pris en compte par les solutions offertes sur le marché.

Il a alors présenté son idée à George Korkejian, ancien collègue de classe. Les deux diplômés ont rapidement vu son potentiel et décidé de transformer cette intuition en entreprise.

Leur formation universitaire leur a donné des outils précieux pour y arriver. Habitués à analyser des problèmes complexes, à formuler des hypothèses et à fonder leurs décisions sur des données, ils ont appliqué cette rigueur scientifique à la mise au point de leur technologie.

Comme plusieurs jeunes entreprises, Rozvelt a dû franchir plusieurs étapes avant d’en arriver à sa forme actuelle. Pour valider l’intérêt du marché tout en protégeant leur innovation, les fondateurs ont multiplié les échanges avec des chasseurs et des spécialistes du plein air. Ils ont ainsi pu raffiner leur solution, aujourd’hui conçue comme une plateforme respiratoire modulaire pouvant s’adapter à différents contextes et environnements exigeants.

L’entreprise travaille aussi à constituer son portefeuille de brevets, une étape importante pour soutenir sa croissance.

Rozvelt a récemment obtenu un appui de taille. Le 29 avril, l’entreprise s’est démarquée à l’émission Dans l’œil du dragon en concluant une entente avec la dragonne Isabèle Chevalier: un investissement de 250 000 $ en échange de cinq pour cent des parts de l’entreprise, assorti d’un versement temporaire de redevances sur les ventes. 

Pour les deux fondateurs, cette entente constitue à la fois une validation de leur démarche et un levier pour accélérer les prochaines phases de développement.

Le Japon dans la mire

Alors qu’elle se prépare à commercialiser ses premiers produits, Rozvelt regarde déjà au-delà du marché québécois. Le Japon figure parmi les marchés ciblés en raison notamment de son intérêt pour les technologies de précision et les produits spécialisés.

Pour atteindre cet objectif, l’entreprise bénéficie de l’accompagnement de Millénium Québecor par l’entremise de Stéphane Gagné, entrepreneur qui possède une vaste expérience en développement commercial international, particulièrement en Asie.

Cet accompagnement aide les fondateurs à mieux comprendre les particularités culturelles et commerciales d’un marché complexe tout en leur permettant de repérer les occasions les plus prometteuses pour la croissance de Rozvelt à l’étranger.

«Ensemble, nous mettons en place les fondations d’un positionnement solide grâce à une approche structurée, à une bonne compréhension des particularités du marché local et à l’établissement de partenariats stratégiques au Japon. L’équipe de Rozvelt se distingue par sa vision, son professionnalisme et sa capacité à créer des collaborations durables à l’international», souligne Stéphane Gagné.

Pour Nicholas Monette et George Korkejian, les prochains mois seront déterminants. Après avoir validé leur concept et attiré l’attention d’investisseurs, les deux diplômés devront maintenant franchir l’étape de la commercialisation et préciser leur stratégie à l’extérieur du pays.

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