Et si optimiser la culture des cellules immunitaires permettait de mieux combattre le cancer?
Depuis quelques années, les immunothérapies – en particulier les thérapies CAR-T – transforment la prise en charge de certains cancers. Leur principe est à la fois simple et puissant: mobiliser le système immunitaire pour qu’il s’attaque plus efficacement aux cellules cancéreuses.
De nombreuses études précliniques et cliniques ont toutefois montré que l’efficacité de ces approches dépend largement de l’état de différenciation des cellules utilisées. Les cellules dites «progénitrices», moins différenciées, persistent plus longtemps dans l’organisme et sont associées à un meilleur contrôle de la maladie ainsi qu’à une réduction du risque de rechute.
Or, en pratique, les lymphocytes T utilisés en clinique sont souvent relativement différenciés. Leur expansion en laboratoire repose notamment sur des cytokines comme l’interleukine-2 (IL-2) et l’interleukine-15 (IL-15), qui favorisent leur multiplication, mais aussi leur maturation… au détriment de leur persistance et de leur efficacité à long terme. Bien que cette approche ait déjà donné des résultats remarquables pour certains cancers, une question centrale demeure: comment produire des cellules immunitaires qui soient au stade de maturation optimal pour agir de manière efficace et durable, afin de prévenir les rechutes?