Shady Rahayel reconnu comme chef de file émergent en sciences de la santé

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes Le professeur Shady Rahayel compte parmi les cinq nouveaux chefs de file émergents reconnus par l’Académie canadienne des sciences de la santé.
Shady Rahayel, professeur au Département de médecine de l’Université de Montréal

Shady Rahayel, professeur au Département de médecine de l’Université de Montréal, a été sélectionné comme l’un des cinq nouveaux chefs de file émergents en sciences de la santé au Canada par l’Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS).

Cette nomination souligne le parcours de scientifiques en début de carrière qui se distinguent par l’excellence de leurs travaux, la reconnaissance de leurs pairs et leur volonté de contribuer à la mission de l’Académie.

Les personnes ainsi désignées bénéficieront du mentorat de membres chevronnés et participeront aux activités de l’ACSS. Cet accompagnement vise aussi à favoriser leur éventuelle élection à l’Académie, considérée comme l’une des plus hautes distinctions accordées au Canada dans le domaine des sciences de la santé.

«Je suis reconnaissant de ce titre, qui reconnaît l’importance de la recherche sur le sommeil pour mieux prédire l’apparition de maladies comme la démence à corps de Lewy et la maladie de Parkinson», a indiqué Shady Rahayel.

Détecter plus tôt les maladies neurodégénératives

Psychologue clinicien du sommeil et neuropsychologue spécialisé en gériatrie, Shady Rahayel est également chercheur au Centre d’études avancées en médecine du sommeil de l’Hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal.

Ses travaux combinent la neuro-imagerie, les neurosciences informatiques et l’intelligence artificielle afin de repérer des biomarqueurs précoces de maladies neurodégénératives. Son équipe cherche notamment à mieux comprendre les changements cérébraux qui surviennent avant l’apparition des principaux symptômes moteurs ou cognitifs.

Il s’intéresse particulièrement au trouble du comportement en sommeil paradoxal isolé. Les personnes qui en sont atteintes perdent l’immobilité musculaire normalement observée pendant la phase des rêves. Elles peuvent alors parler, crier ou effectuer des mouvements brusques durant leur sommeil, comme si elles vivaient leurs rêves.

Ce trouble constitue un important signe précurseur de certaines maladies neurodégénératives. Plus de 90 % des individus touchés souffriront éventuellement d’une maladie comme la démence à corps de Lewy ou la maladie de Parkinson.

Une recherche internationale fondée sur les données

Shady Rahayel dirige plusieurs initiatives internationales visant à améliorer le diagnostic précoce de ces maladies et à prévoir leur évolution avec plus d’exactitude. Ces collaborations réunissent des données provenant de différentes cohortes afin de mettre à l’épreuve de nouveaux biomarqueurs auprès d’un plus grand nombre de personnes.

L’objectif est de repérer plus rapidement les individus susceptibles d’avoir une maladie neurodégénérative, de mieux prévoir la progression de leur état et d’accélérer la mise au point de traitements capables de ralentir ou de modifier le cours de la maladie.

L’Académie canadienne des sciences de la santé réunit des scientifiques et des spécialistes des sciences biomédicales issus du milieu universitaire, des établissements de santé et des centres de recherche du pays. Ses membres analysent certaines des questions de santé les plus complexes au Canada et proposent des solutions stratégiques fondées sur les données probantes.

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