Marie-Ève Bernard O’Breham: l’année des décisions

Marie-Ève Bernard O’Breham

Marie-Ève Bernard O’Breham

En 5 secondes

La COVID-19 a mis sur pause la saison de la capitaine de l’équipe féminine de soccer des Carabins, mais Marie-Ève Bernard O’Breham n’a pas cessé de rêver à son avenir, sportif comme professionnel.

«Pour plusieurs étudiants-athlètes, cette année aura été désastreuse en raison de la COVID-19. Pour ma part, je suis très chanceuse. L’an prochain, je serai en mesure de disputer ma dernière saison de soccer pendant la dernière année de mon baccalauréat en génie électrique.»

Si la pandémie ne devrait pas avoir trop de répercussions sur son projet d’études et son parcours professionnel en théorie, la capitaine de l’équipe féminine de soccer des Carabins aura plusieurs choix à faire d’ici les prochains mois. «J’aimerais beaucoup tenter ma chance chez les professionnels en Europe, a mentionné celle que ses coéquipières surnomment “la générale”. Ma sœur habite à Amsterdam, alors cela pourrait faciliter les choses.»

La jeune femme pourrait aussi entrer sur le marché du travail rapidement si elle le désirait: «Je n’ai pas encore choisi quelle branche de mon domaine m’attire le plus, mais les nouvelles technologies, ça me parle vraiment. Tout ce qui touche aux énergies renouvelables est en plein essor et ça m’interpelle. Ou je pourrais aller jouer au soccer en Europe et travailler là-bas pour un moment. Bref, les options sont là, je dois seulement me décider!»

Une force tranquille

Que ce soit sur un terrain de soccer ou dans un environnement de travail, la défenseuse étoile a l’intention de faire bénéficier son entourage de tout ce que le sport et les Carabins lui auront appris. «J’ai souvent eu le rôle de capitaine dans mes équipes, indique l’athlète au caractère plutôt calme. Je ne suis pas la plus volubile, mais quand je suis à l’aise dans un groupe je prends ma place. Un bon leader n’a pas besoin de parler fort. Je crois que c’est davantage par ses actions qu’on peut s’imposer comme une figure à suivre.»

Elle poursuit: «Je crois avoir une facilité à prendre le pouls d’un groupe et je m’adapte par la suite en fonction des besoins des autres. Si j’intègre une nouvelle équipe ou si je me retrouve au sein d’une équipe de travail, je vais utiliser cette force pour faire ma place et être utile.»

C’est donc avec l’objectif de terminer sa carrière universitaire en gagnant une deuxième médaille d’or au championnat canadien que Marie-Ève Bernard O’Breham évalue toutes les options qui s’offrent à elle.

En plus des résultats sur le terrain, l’athlète a un autre rêve qu’elle désire accomplir avec les Carabins et, au dire de ses coéquipières, c’est déjà mission accomplie.

«Je souhaite que mon passage chez les Carabins permette à tout le monde de se sentir accepté. Peu importe l’âge ou la position, je tente de créer un sentiment d’unité et je suis convaincue que c’est ce qui forme les bonnes équipes.»