L’UdeM crée un programme en études télévisuelles

  • Forum
  • Le 4 mai 2021

  • Mathieu-Robert Sauvé
Des géants comme Netflix, Disney+ ou Amazon Studios sont en train de transformer le secteur audiovisuel.

Des géants comme Netflix, Disney+ ou Amazon Studios sont en train de transformer le secteur audiovisuel.

Crédit : Getty

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Toujours à l’avant-garde, l’UdeM a approuvé la création d’un programme en études télévisuelles.

Au moment où la télévision se réinvente «sur de nouveaux écrans, demeurant un média très présent dans la vie de tous les jours», l’Université de Montréal annonce la création d’un programme de mineure en études télévisuelles qui sera offert cet automne. La Commission des études a donné son approbation à ce projet à sa réunion du 20 avril.

Présente à la séance à titre d’invitée, Marta Boni, professeure au Département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques, a mentionné que ce programme d’études pourrait être intégré au baccalauréat par cumul avec appellation en cultures visuelles. Il est attendu avec intérêt par les étudiants et étudiantes du département, qui ont été sondés à ce propos.

En plus des cours existants, notamment des départements d’histoire de l’art et d’études cinématographiques et de communication, deux cours de trois crédits devront être créés pour que la mineure voie le jour: La télévision transnationale et Scénarisation des séries télé. En offrant ce programme, l’UdeM veut reconnaître les études télévisuelles comme un véritable objet de recherche. Elle dispose d’une expertise dans le domaine, dont un laboratoire de recherche sur le sujet. Pourtant, les formations universitaires en français sont encore rares.

Un média en redéfinition

Les responsables du nouveau programme font valoir que la télévision doit être interprétée comme un média en redéfinition. «En plus de son identité de télédiffuseur proposant des émissions diverses à des heures fixes, elle est désormais aussi un ensemble de plateformes de diffusion comme Netflix qui permettent aux publics de choisir à leur guise quoi regarder et quand (tout en basant encore certaines de ses logiques sur l’attente de la sortie d’une nouvelle saison, pour les séries)», dit le texte de présentation.

Selon eux, le contexte de la pandémie a renforcé le «rôle fondamental de la vision à distance». Un public grandissant s’est mis à consommer des séries télévisées qui sont maintenant jugées avec des critères comparables à ceux appliqués aux grandes réalisations cinématographiques. Des géants comme Netflix, Disney+ ou Amazon Studios sont en train de transformer le secteur audiovisuel.

«La culture contemporaine ne peut pas se passer de ces objets qui nous fidélisent sur une temporalité longue, développant des récits (fictionnels ou non) parfois extrêmement complexes, et qui mobilisent des talents provenant du cinéma, de la radio, du théâtre, jusqu’à contribuer à l’émergence de nouvelles modalités de consommation de l’audiovisuel», peut-on lire.