La technologie au service de l’émotion
«Ce n’est pas un site Web basé sur des projections climatiques», précise Victor Schmidt. Ainsi, les algorithmes appliqués aux images produites par Google Street View ne reflètent pas de réelles prédictions. Le cœur de l’approche est plutôt de proposer une expérience basée sur l’empathie et de créer un lien émotif. «Le but est de conscientiser le grand public et de lui faire comprendre l’urgence d’agir», ajoute-t-il.
Le site utilise des réseaux antagonistes génératifs, une technologie inventée à Montréal. Ces algorithmes sont capables de générer de nouvelles images à partir de données d’entraînement, par exemple de créer la photo du visage d’une personne qui n’existe pas.
Pour simuler une inondation, les chercheurs ont nourri l’algorithme de réelles images d’inondations afin d’apprendre à la machine comment reproduire la texture de l’eau qu’elle teintera correctement sur de nouvelles images. «Travailler avec l’eau fut un grand défi. Premièrement parce que l’humain comprend instinctivement les propriétés physiques de l’eau et ensuite parce que ça demande un niveau de précision plus grand que pour simuler le smog ou les effets des incendies de forêt sur les plans de la texture et des reflets par exemple», explique Victor Schmidt. La machine doit apprendre à reconnaître la structure de l’image pour placer l’eau où c’est physiquement possible de manière à proposer une image réaliste à l’utilisateur.