Le développement compromis, de la grossesse à l’adolescence
Selon les auteurs de l’article, avant même la naissance de l’enfant, les facteurs de stress aigus liés à des évènements climatiques extrêmes – tels que des ouragans, des incendies de forêt et des inondations – peuvent traumatiser la mère physiquement et mentalement. «Ces expériences peuvent nuire au développement du fœtus et accroître les risques de retards de développement cognitif par exemple», précise M. Vergunst.
Le chercheur postdoctoral ajoute que les facteurs de stress subaigus, comme les vagues de chaleur, sont liés à un risque accru de complications obstétriques et de naissances prématurées, «des facteurs de risque bien établis pour plusieurs troubles psychiatriques majeurs».
Ensuite, les auteurs abordent la période de la naissance à l’âge de cinq ans, où les enfants sont alors très vulnérables aux maladies infectieuses, aux toxines environnementales, à l’exposition à la chaleur et à la déshydratation. D’abord physiques, ces problèmes peuvent aussi retarder le développement sur les plans de la cognition et du langage.
Au cours de la période de la moyenne enfance (de 6 à 12 ans), les enfants restent vulnérables aux facteurs de stress environnementaux, mais deviennent également plus aptes à comprendre les changements climatiques et leurs répercussions sur leur avenir. Pour Francis Vergunst, «cette prise de conscience peut engendrer du stress, du désespoir, de l’anxiété et de la frustration envers les générations précédentes».