«Trente-cinq pour cent des jeunes subissent du cyberharcèlement au Maroc et l'accès aux soins spécialisés reste limité. Le pays compte seulement 0,4 professionnel en santé mentale pour 1000 habitants, là où le Québec en dénombre 120 000 pour 9 millions», mentionne David Côté-Dion, chargé de cours en psychoéducation à l'Université de Montréal.
C’est pour faire face à ce besoin criant en santé mentale chez les jeunes qu’il a participé à la mise sur pied du projet Appui transatlantique pour la transformation par l’attachement, le coaching et l’humain (ATTACH) en partenariat avec l’organisation non gouvernementale Tibu Africa, le Centre des ils et des elles de Varennes et l’Institut universitaire Jeunes en difficulté. Ce projet a réuni 30 étudiantes et étudiants en psychoéducation de l’UdeM qui se sont rendus au Maroc du 4 au 15 mai passé de même que 30 accompagnateurs sportifs marocains.
Ensemble, ils ont rencontré plus de 1200 élèves dans 15 écoles réparties dans 5 villes du Maroc (Casablanca, Mohammedia, Kenitra, Béni Mellal et Sidi Kacem) pour répondre aux enjeux de santé mentale chez les jeunes en combinant activité sportive et intervention psychosociale.