Une trentaine de Canadiens déclarés positifs mais non hospitalisés
Jean-François Masson, spécialisé dans l’instrumentation biomédicale, et Joelle Pelletier, experte en chimie des protéines, se sont intéressés à une population qui reste peu étudiée jusqu’à maintenant: les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 mais non hospitalisées.
Trente-deux adultes canadiens déclarés positifs à la COVID-19 – grâce à un test PCR –, mais qui n’ont pas été hospitalisés ont donc été recrutés par le Centre hospitalier de l’Université Laval de 14 à 21 jours après leur diagnostic en 2020, avant l'émergence des variants Bêta, Delta et Gamma.
«Toutes les personnes infectées ont développé des anticorps, mais les plus âgées en ont développé davantage que les plus jeunes, soit celles âgées de moins de 49 ans, explique Jean-François Masson. En outre, plus de 16 semaines après le diagnostic, des anticorps étaient encore présents dans leur sang.»
Les anticorps fabriqués à la suite d’une infection par le virus d’origine ont aussi réagi aux variants du SRAS-CoV-2 apparus dans les vagues subséquentes, soit le Bêta (Afrique du Sud), le Delta (Inde) et le Gamma (Brésil), mais dans une moindre mesure, soit de 30 à 50 %.