Une question d’offre et de demande
C’est un concept de base. La loi de l’offre et de la demande est le principe qui régit le prix d’un bien ou d’un service. Et l’industrie pétrolière n’y fait pas exception.
Rappelons que l’industrie de l’or noir n’est pas un marché très compétitif, puisque ce n’est pas quiconque qui peut produire et vendre cette ressource. Les principaux pays exportateurs de pétrole sont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Iran, le Koweït notamment, ainsi que les États-Unis, la Russie et le Canada.
«Les pays exportateurs de pétrole ont tendance à limiter leur production pour exploiter leur pouvoir de marché. En limitant l’offre, bien que les quantités vendues soient moindres, les prix sont plus élevés et les profits aussi. On estime que les capacités de production des pays producteurs pourraient combler environ la moitié du manque lié au pétrole de la Russie. Cela dit, il y a une composante politique importante dans ces décisions de production», affirme Guillaume Sublet.
Immo Schott ajoute que, parallèlement, la demande de pétrole est très élevée, certainement en raison de la reprise des activités normales postpandémiques – les particuliers se remettent à dépenser, à se déplacer pour aller travailler, à voyager. «Les gens n’ont presque rien dépensé pendant deux ans, alors ils se retrouvent maintenant avec un grand pouvoir d’achat», précise-t-il.
Donc, selon la loi de l’offre et de la demande, une réduction de l’offre fait augmenter les prix tout comme une hausse de la demande. Et actuellement, on est en présence des deux phénomènes. En somme, les pays producteurs de pétrole ne parviennent pas à suffire à la demande mondiale et les prix s’envolent.