En raison de transformations technologiques, économiques, géopolitiques et démographiques profondes, le monde du travail s’apprête à connaître des changements sans précédent. Les signes sont déjà là. Dans ce contexte, notre prospérité collective dépend plus que jamais de notre capacité à anticiper ces changements, à désigner les compétences clés, ainsi qu’à former, à mobiliser et à attirer les talents qui permettront de façonner l’avenir du Québec.
Conscients de ces défis, les membres du collectif Mission talents Québec ont uni leurs forces pour lancer l’élaboration d’un plan talents pour le Québec. Cette initiative vise à définir un cadre structurant qui orientera le développement des compétences sur le long terme.
Pendant plusieurs mois, une vaste démarche de consultation a été menée, à commencer par des entretiens avec des experts nationaux et internationaux portant sur les meilleures pratiques. Des tables rondes et groupes de discussion tenus à Montréal, Saguenay et Québec ont rassemblé et permis d’entendre près d’une centaine de leaders de différents milieux socioéconomiques, éducatifs et culturels.
«Le monde du travail change à vitesse grand V. Dans les prochaines années, nous vivrons l’un des plus grands changements depuis la révolution industrielle. Le Québec doit se mobiliser pour être à l’avant-garde de cette transformation, explique la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours. J’ai d’abord contacté mon homologue de l’UdeM. Nous avons ensuite réuni plusieurs acteurs de la société. Les échanges ont été riches et les idées nombreuses. Nous devons faire en sorte que tous puissent contribuer au maximum de leur potentiel à notre avenir collectif. Pour réussir, un plan talents pour le Québec s’avère non seulement une bonne idée, mais une action nécessaire.»
«Au cours des travaux, nous avons réalisé que la planification de la main-d’œuvre repose encore largement sur des constats basés sur les besoins immédiats plutôt que sur des analyses prospectives robustes, ajoute Daniel Jutras, recteur de l’Université de Montréal. Il faut aussi mieux coordonner les efforts de planification. Ce que nous souhaitons offrir avec ce projet, c’est un cadre permettant de nous doter des éléments de prospective et de la capacité de mieux répondre aux besoins futurs des organisations, petites et grandes, peu importe leur région. Nous sommes convaincus qu’une vision à long terme est indispensable et que nous devons miser sur l’innovation, la polyvalence et l’évolution des compétences.»