Avec l’expression Mettre au pied du mur, Valérie Bélanger, étudiante au certificat en rédaction-communications à l’Université du Québec à Chicoutimi, a remporté le grand prix du concours, soit 5000 $, décerné par Druide informatique.
«Mettre au pied du mur, c’est l’expression qu’on emploie lorsqu’une personne en met une autre dans une situation à laquelle il est impossible d’échapper», a dit la jeune femme. Selon le dictionnaire, a-t-elle poursuivi, «l’origine de l’expression réside dans les combats d’escrime. La stratégie étant de s’imposer à l’épée sur son adversaire et le faire reculer pour le priver de toute possibilité d’esquive. Ainsi l’épéiste en situation favorable peut darder sur son compétiteur son estoc et gagner des points».
Valérie Bélanger a fait le parallèle avec la stérilisation forcée de femmes autochtones, mises au pied du mur et contraintes à l’inéluctable: «Ils et elles sont des professionnels de la santé, mais ils et elles sont aussi des athlètes olympiens du sophisme à manier des mots comme on manie l’épée. Et elle, la femme autochtone, ne possède pas la moitié d’une dague émoussée pour tenir tête aux maîtres épéistes du colonialisme médical. Avec leur sabre affûté de lyrisme déshumanisant, ils pourfendent sa culture ancestrale. Perdant, elle est acculée à la stérilisation forcée. […] On l’a mise au pied du mur, acculée aux politiques eugéniques du pouvoir étatique.»