Le deuxième prix du concours Ma thèse en 180 secondes a été décerné à Florence Piché, doctorante en sciences de l’activité physique, pour sa présentation intitulée «Bouger pour sortir de la dépendance». À travers l’exemple fictif de «Gilles», une personne vivant avec un trouble de consommation lié à l’alcool, elle a mis en lumière les multiples défis auxquels font face ces personnes concernant leur santé physique et mentale, leur emploi, etc. Ses travaux indiquent que les personnes vivant avec une dépendance passent souvent plus de 12 heures par jour en position assise, ce qui souligne l’importance d’encourager le mouvement et l’adoption d’habitudes de vie plus actives pour soutenir leur rétablissement. Elle s’intéresse ainsi au rôle que l’activité physique peut avoir dans le traitement des dépendances.
Pour le concours Three Minute Thesis, le premier prix a été remis à Karlee Lefebvre, étudiante au doctorat en physiologie moléculaire, cellulaire et intégrative, pour sa présentation intitulée «Beating the Montreal Heat: How Older Adults Cope Day to Day?». Sa recherche s’intéresse aux effets des vagues de chaleur sur les personnes âgées vivant à Montréal. Alors que la chaleur est déjà responsable de centaines de décès chaque année au Québec, elle cherche à mieux comprendre comment les conditions de chaleur à l’intérieur des logements affectent la santé des personnes âgées. Au cours des trois prochaines années, son équipe recrutera 120 participants vivant en logements sociaux afin d’étudier leurs conditions de vie durant l’été.
Le deuxième prix de Three Minute Thesis a été attribué à Lyna Hanafi, étudiante à la maîtrise en sciences psychiatriques et en addictologie, pour sa présentation intitulée «Who’s Breaking the Brain's Brakes? Understanding Motor Inhibition in Tourette’s Syndrome». En utilisant la métaphore d’un système de freinage automobile, elle explique que les personnes vivant avec le syndrome de Tourette pourraient exercer un contrôle moteur excessif, comme si elles appuyaient constamment sur les freins, afin de tenter de maîtriser leurs tics. Ses recherches visent à mieux comprendre ces mécanismes d’inhibition.
Enfin, le prix du public a été décerné à William Jubinville, doctorant en sciences de la réadaptation, pour sa présentation «Mieux prévenir et réduire l’itinérance en comprenant ses causes invisibles». Sa recherche met en lumière le rôle des lésions cérébrales acquises qui seraient présentes chez 50 % des personnes en situation d’itinérance au Québec. Ces lésions peuvent entraîner des difficultés de mémoire, d’organisation ou de gestion du quotidien, ce qui peut fragiliser leur parcours de vie et contribuer à la perte d’un emploi et d’un logement.