Quoi faire et ne pas faire
Vulgarisé et concis, ce livre paru aux Éditions Va savoir propose des pistes de solution simples, mais scientifiquement prouvées pour guider «les gens qui se sentent démunis et qui veulent aider, mais qui ne savent pas comment s’y prendre», note Tania Lecomte.
Parce que, bien souvent, en voulant prêter main-forte, l’entourage finit plutôt par nuire, affirme la chercheuse. C’est pourquoi son livre dresse une liste de comportements à éviter, notamment la surprotection ou, à l’inverse, le lâcher-prise.
«Souvent, les parents auront tendance à surprotéger l’enfant qui vient de recevoir un diagnostic de trouble mental, à décider à sa place, à faire tous ses repas, son lavage, illustre la psychologue. Ça lui envoie le message qu’il est inapte, donc il aura moins tendance à se prendre en main et croire en ses capacités. Au contraire, si les parents n’osent pas dire à l’enfant de se ramasser, de prendre une douche, de s’activer, ils nuisent tout autant à son rétablissement.»
Alors, que faire? Quelques trucs, tirés du livre: tendre une perche régulièrement pour garder intact le lien avec la personne, l’encourager à bouger physiquement, lui proposer des activités simples qu’elle aime, l’amener à s’occuper d’elle-même.
«Ce sont des stratégies qui permettent à la personne présentant un trouble mental de s’activer, de sortir de sa tête, de réhabiter son corps et ainsi d’être moins dans la détresse et l’isolement», indique Tania Lecomte.