Gare aux vidéos qui déforment la réalité
À partir d’un échantillon de 1000 vidéos publiées sur TikTok en anglais, en français ou en espagnol et provenant de plus de 16 pays, l’équipe de recherche a constaté que certains sujets sont particulièrement exposés à la désinformation: troubles du neurodéveloppement (autisme, trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité), troubles de la personnalité, troubles psychotiques, idées suicidaires et traitements en santé mentale.
Dans bien des cas, les vidéos reposent sur des opinions, sans sources fiables, ou cherchent à séduire, à provoquer ou à vendre plutôt qu’à informer. Résultat: la stigmatisation s’accentue, les fausses croyances se fraient un chemin chez les internautes et certaines personnes en détresse risquent de se détourner des soins dont elles auraient besoin.
«Lorsqu’un contenu se présente comme éducatif sans fournir de sources ni faire de nuances, il peut nuire plus qu’aider, surtout s’il touche à des sujets aussi délicats que la santé mentale», souligne le Dr Hudon, principal auteur de l’étude.