«Le cancer est une coloc qui ne se ramasse pas.»
C’est cette citation imagée qui a amorcé le plus récent Rendez-vous Audace de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal, présenté le 27 avril sous forme d’une conférence en ligne animée par le comédien André Robitaille.
Cette phrase légère et pourtant lourde de sens a été lancée par Judith Lafaille, une gestionnaire de projet de 29 ans qui vit depuis près de six ans avec une tumeur cérébrale incurable et inopérable.
La jeune femme se trouve dans cette zone grise entre la rémission et la phase terminale. Et c’est grâce aux avancées scientifiques qu’elle tient à distance la seconde. Puisque sa tumeur, une énorme masse étoilée, est contenue par une chimiothérapie orale qui lui assure une qualité de vie surprenante. C’est avec humour et franchise qu’elle en témoigne dans son compte Instagram La bande cancéreuse et son balado La carte cancer.
«Au cours des six dernières années, j’ai vu l’évolution dans les soins, dit-elle, les yeux brillants. Tous les soirs, je prends une petite pilule et je suis good to go. Sans la recherche, je ne serais pas assise ici, devant André. Avant, on ne pensait pas qu’une qualité de vie était possible avec le cancer. Dans mon cas, il aurait été question de quelques semaines ou de quelques mois. Je suis émerveillée par la science, les chercheurs et les chercheuses.»