Le protocole sera le même que dans l’étude précédente: des sujets âgés de plus de 50 ans resteront pendant trois heures dans une chambre climatique qui recrée dans un cas des conditions caniculaires et humides (38 °C et 60 % d’humidité) et dans l’autre des conditions caniculaires et sèches (45 °C et 15 % d’humidité).
Dans un premier temps, les participantes et participants ne seront soumis à aucune intervention destinée à les rafraîchir, seules les réponses physiologiques liées à l’exposition à la chaleur seront consignées – rythme cardiaque, température corporelle, production de sueur, perception de la chaleur.
Dans un deuxième temps, les sujets seront rafraîchis par un bain de pieds seulement, puis au moyen d’un bain de pieds combiné avec un ventilateur pour l’environnement humide et avec la vaporisation d’eau pour l’environnement sec.
Comme précédemment, les chercheurs australiens s’intéressent ici à des personnes âgées en bonne santé, alors que les chercheurs montréalais mènent leur étude auprès de personnes souffrant de problèmes cardiaques, considérant que la chaleur provoque un travail du cœur.
«Lors d’une canicule, le corps subit un stress physiologique, explique Daniel Gagnon. Les vaisseaux sanguins sous la peau se dilatent, il y a donc plus de sang qui y circule. Pour répondre à cette demande, le cœur doit travailler plus fort, donc le rythme cardiaque augmente. Dans nos expérimentations, nous avons vu que le simple fait de rester assis à la chaleur peut entraîner une hausse du rythme cardiaque de 10 à 20 battements par minute. Et il y a également la transpiration qui entre en jeu.»
Sur le long terme, ajoute le professeur, la transpiration peut mener à la déshydratation, voire à l’insuffisance rénale, alors que le travail du cœur peut rapidement devenir problématique chez des personnes vivant avec une maladie cardiaque. Le risque d’un coup de chaleur mortel devient alors bien réel.