Une situation différente au Québec
En venant poursuivre ses études à Montréal, Lise Walczak a d’abord été marquée par le paysage pittoresque, la végétation abondante et les imposantes demeures de style victorien de Westmount et de Mont-Royal. Puis, elle a découvert l’architecture des petits bungalows, les garages extérieurs, les jardins ouverts dans les banlieues des classes moyennes comme dans l’est de Montréal ou dans certains arrondissements comme Saint-Léonard. Elle se rend compte qu’il y a également un patrimoine à mettre en valeur.
Les banlieues au Québec se sont développées massivement après la Seconde Guerre mondiale. «C’est une période de l’histoire qui a beaucoup marqué les Québécois parce qu’elle est synonyme de modernité et de prospérité, raconte la doctorante. Ils ont été nombreux à acquérir pour la première fois un habitat de qualité avec une salle de bain, une cuisine, des équipements ménagers… Contrairement à la France, où la banlieue est connotée négativement, la banlieue au Québec constitue une part importante de l’héritage bâti et culturel.»