Le projet Découverte prend vie au pavillon Marie-Victorin

Par UdeMnouvelles
En 5 secondes De nouvelles aires de détente et trois murales invitent les usagers du pavillon Marie-Victorin à faire une pause, à échanger et à découvrir les lieux autrement.
Les murales Le jardin des savoirs, de Clara Tissot, Le ciel abstrait, de Mélissa Del Pinto et Breath of Spring, de James Lee Chiahan

Les lieux aménagés dans le cadre du projet Découverte sont maintenant accessibles aux usagers du pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal. Des aires de détente aux 2e, 3e et 4e étages ainsi que des œuvres inspirées de la nature et de la transmission des savoirs renouvellent le décor.

Ce réaménagement s’inscrit dans la démarche amorcée par un concours de design d’intérieur en 2024. Des finissantes et finissants de la Faculté de l’aménagement de l’UdeM avaient alors été invités à repenser les aires communes pour les rendre plus accueillantes et fonctionnelles.

L’art occupe une place de choix dans ces aménagements. Au plafond de la rotonde du 2e étage, Le ciel abstrait, de Mélissa Del Pinto, évoque la pierre, le ciel et l’Univers dans une invitation à lever les yeux. Au 3e étage, la murale Breath of Spring, de James Lee Chiahan, fait dialoguer les couleurs et les formes du renouveau printanier. À l’entrée des bureaux du décanat, au 5e étage, Le jardin des savoirs, de Clara Tissot, représente l’éducation comme un jardin vivant, cultivé au fil des générations.

Découvrez en images ces endroits où s’arrêter entre deux cours.

Espace lounge du 2e étage et murale de la rotonde de l’artiste Mélissa Del Pinto

Inspirée du concept de découverte au cœur du pavillon universitaire, cette fresque au plafond puise dans les formes organiques de la nature – la pierre, le ciel et l’Univers – comme métaphores de l’exploration intellectuelle et personnelle.

À travers les différents mouvements et textures, l'artiste Mélissa Del Pinto souhaite évoquer un lieu en constante transformation, à l’image du parcours étudiant, où la curiosité, le questionnement et l’échange sont au centre de l’apprentissage. Pensée comme une présence enveloppante plutôt que directive, la fresque invite à lever le regard, à ralentir et à réfléchir. Elle contribue à créer un environnement stimulant propice à l’interaction, à la créativité et à l’approfondissement des connaissances.

Espace lounge du 3e étage et murale de l'artiste James Lee Chiahan aux portes de la salle B-328

Les textures, les couleurs et les choix de matériaux pour la réalisation du projet Découverte ont posé les bases de cette murale. Un rayon de soleil réchauffe le tronc d’un arbre tombé, des joyaux de lumière scintillent dans les plis de l’eau peu profonde, un ciel couleur barbe à papa flotte au-dessus d’une prairie fleurie – ces vignettes se fondent les unes dans les autres sur toute la longueur du mur. Les éléments naturels, les formes, le jeu d’échelle et la fidélité se heurtent, puis se dissolvent dans une effervescence vibrante, révélant la beauté abstraite de mère Nature au cœur de la saison du renouveau.

Espace lounge du 4e étage et murale de l'artiste Clara Tissot à l'entrée des bureaux du décanat au 5e étage

Réalisée par l'artiste Clara Tissot, cette murale raconte l'éducation comme un jardin vivant cultivé à travers les générations. Trois femmes monumentales habitent l'espace comme des gardiennes intemporelles: l'une parle, l'autre écrit, la troisième tient un livre ouvert. Ces gestes essentiels – la parole qui éveille, l'écriture qui ancre, la lecture qui libère – incarnent la transmission des savoirs dans ce qu'elle a de plus concret et de plus vivant. Entre ces figures déambulent des silhouettes de tous âges: certaines courent, d'autres se reposent, observent, rêvent. Elles habitent pleinement cet espace où se côtoient l'étude, la rêverie et le repos.

Le paysage évoque librement les ruines méditerranéennes, ces temples anciens où la connaissance était célébrée. Ces éléments architecturaux font écho au patrimoine du bâtiment: ces lieux qui ont changé de vocation à travers le temps, se transformant sans renier leur histoire. La végétation luxuriante encadre la porte comme un seuil naturel vers l'apprentissage. C'est un jardin transgénérationnel où chaque graine plantée hier devient l'arbre sous lequel on s'abrite aujourd'hui et dont les fruits nourriront ceux qui viendront demain.

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