Tricher ou non à un examen. Intimider ou respecter une camarade de classe. Redonner ou garder un portefeuille tombé au sol. Avouer avoir cassé un objet sans témoin pour rapporter le geste ou taire sa culpabilité.
Voilà autant de dilemmes du quotidien auxquels peuvent être confrontés les jeunes. Si ces situations sont somme toute bénignes, elles font néanmoins appel à leur raisonnement sociomoral et peuvent faire émerger des conduites sociales mésadaptées.
Et s’il était possible d’optimiser la prise de décision et les habiletés sociales des adolescents?
C’est ce que s’est demandé Miriam Beauchamp, professeure au Département de psychologie de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine, où elle dirige le laboratoire de neuropsychologie développementale ABCs.
La neuropsychologue s’intéresse au développement cérébral, cognitif et social du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent. Depuis 10 ans, elle évalue notamment la maturation des jeunes et leurs comportements sociaux grâce à des tâches sur ordinateur qui requièrent d’indiquer les actions qu’ils accompliraient selon les situations et ce qui justifie leurs choix.
Et voilà que ces milliers de réponses composent aujourd’hui une précieuse base de données servant à la mise au point d’un projet qui sort résolument des sentiers battus.