«Ma fin du monde», par Simon Roy

En 5 secondes Le 22 février 2021, Simon Roy apprend qu’il est atteint d’un cancer du cerveau incurable qui attaque la partie vouée au langage. Un an plus tard, il commence l’écriture de ce livre.

Le 22 février 2021, Simon Roy apprend qu’il est atteint d’un cancer du cerveau incurable qui attaque la partie vouée au langage. Un an plus tard, il commence l’écriture de ce livre et partage avec nous ses réflexions sur la peur accompagnées de celles de Stephen King, d’Orson Welles, de Wim Wenders et d’Huysmans. Rapidement, les frontières entre le réel et la fiction se brouillent. Simon Roy rappelle que, dans l’adaptation radiophonique d'Orson Welles de La guerre des mondes, des auditeurs avaient peur que des extraterrestres arrivent réellement sur Terre. Et si les catastrophes étaient simplement annoncées et ne se produisaient pas? Sa plume file, étrange, incisive, mystérieuse et érudite.

Questions Réponses

Comment s’est déroulée l’écriture de ce livre?

Je trouvais le temps long. Je suis quelqu'un qui est toujours en train de bouger et ça m'était impossible. Un jour, ma conjointe m’a proposé d’écrire. Depuis longtemps, j’avais en tête d’écrire sur l’invasion des Martiens. Médicamenté – je prends de la dexaméthasone –, j’ai pu retrouver l'usage de l’écriture et me remettre à écrire chaque jour, ce qui n’a pas été simple au début.

Pourquoi avoir entremêlé ces deux sujets?

C’est un fabuleux conseil d‘écriture de Stephen King: prenez deux sujets qui ne se rejoignent pas en apparence et mélangez-les! J’ai ainsi entrecroisé l’adaptation radiophonique d’Orson Welles et l’annonce de mon cancer. Deux sujets terrifiants.

Comment qualifieriez-vous ce livre?

Certains le qualifieraient de roman, d'autres parlent d’un essai. À vous de juger!

Partager