Pour Ariane Gagnon, le droit est partout.
«On nous le dit dès le début de notre parcours au baccalauréat, mais on le réalise davantage après trois ans. Le droit, c’est un domaine qui est complexe, intellectuel, intéressant, mais aussi très diversifié. Son influence se fait sentir dans plusieurs sphères de la société», raconte avec enthousiasme cette nouvelle diplômée de la Faculté de droit de l’Université de Montréal.
Cette diversité explique sans doute ce qui ressort le plus lorsqu’elle revient sur ses années à l’UdeM: une curiosité insatiable. Qu’il soit question de droit criminel, de régimes matrimoniaux, de procédure civile ou de droit des affaires, elle a tout exploré avec avidité.
«Je suis quelqu’un de très curieux, donc je me plais bien dans les environnements qui permettent d’exploiter au maximum ce trait de caractère. L’Université de Montréal a été un terrain fertile pour ça», confie la diplômée.
Tout est apprentissage
Quand on demande à Ariane Gagnon ce qui, dans sa scolarité à l’UdeM, la rend le plus fière, elle ne parle ni de notes ni de distinctions. Elle évoque plutôt une façon d’habiter son parcours: «J’ai saisi les occasions d’apprendre, autant en classe que dans toutes les activités auxquelles j’ai participé.»
Une vision qui l’a menée, dès sa première année, à prendre part à un projet de services juridiques pro bono auprès de femmes migrantes victimes de violence conjugale. Et, de fil en aiguille, les formes d’engagement se sont enchaînées: représentante de classe, vice-présidente aux affaires académiques de l’Association des étudiantes et étudiants en droit de l’Université (AED), puis présidente de cette même association.
Ces responsabilités lui ont permis d’acquérir des compétences qu’aucun manuel ne peut enseigner. «À l’AED, on gérait 34 comités qui traitent de questions diverses comme le droit de l’environnement ou la place des femmes et des minorités culturelles dans le milieu juridique. On apprend à résoudre des conflits, à interpréter des règlements, à travailler avec les autres. Ça a grandement contribué à enrichir mon parcours», note la bachelière.
Pour l’étudiante, chaque engagement représentait une nouvelle façon d’apprendre: la création d’un autre café étudiant à la faculté; la participation à une école d’été en France sur les droits comparés; un stage auprès de deux juges coordonnateurs de la Chambre civile et du Tribunal unifié de la famille, ainsi que de la Chambre criminelle et pénale de la Cour supérieure du Québec. Autant de discussions qui lui ont permis de découvrir le droit sous un angle beaucoup plus concret.
«J’ai fait en sorte d’aller plus loin que juste suivre mes cours, écouter, prendre des notes, faire un examen et avoir un bon résultat», souligne-t-elle fièrement.
Une carrière florissante qui prend forme
Le désir d’Ariane Gagnon d’explorer différents domaines juridiques la conduira bientôt à Toronto, où elle poursuivra une année de common law grâce à un partenariat entre l’Université de Montréal et l’Osgoode Hall Law School.
Cette nouvelle étape s’inscrit naturellement dans un parcours déjà bien amorcé. Recrutée pendant son baccalauréat, elle travaille depuis deux étés au cabinet Stikeman Elliott, où elle assiste des avocats dans des dossiers concernant le droit des affaires.
«Je suis très heureuse de commencer ma carrière chez Stikeman Elliott, entourée de professionnels compétents et de modèles inspirants. C’est un environnement vraiment stimulant qui me donne envie d’apprendre et de me dépasser», déclare-t-elle.
Le potentiel du droit
Si l’objectif professionnel d’Ariane Gagnon est clair – devenir avocate en droit des affaires –, elle refuse de réduire le droit à une simple carrière. «Le droit, je le vois comme un outil. C’est maintenant à nous de nous en servir de la manière que nous voulons», dit-elle.
Une fois qu’elle y sera parvenue, elle aimerait continuer d’exercer une influence positive d’une façon bienveillante, que ce soit par le mentorat des plus jeunes, le bénévolat au sein d’organismes ou le soutien de causes qui lui tiennent à cœur, notamment celles liées aux enfants en difficulté.
D’ici là, elle conseille aux futurs étudiants et étudiantes de dire oui aux occasions qui s’offrent à eux. Parce qu’en trois ans, si elle a appris le droit, elle a surtout appris à saisir chaque occasion de grandir. Et son rêve de devenir avocate n’aura jamais été aussi tangible.