Pendant six ans, Alexandre et Maxime St-Denis ont partagé bien plus que le bleu de leur uniforme des Carabins de l’Université de Montréal. Études, entraînements, matchs, appartement: les deux frères originaires d’Ottawa ont réalisé leur parcours universitaire côte à côte jusqu’à l’obtention récente de leur diplôme en enseignement de la Faculté des sciences de l’éducation.
Et ils s’apprêtent maintenant à transmettre à leur tour ce que le sport leur a appris.
Bouger, une histoire de famille
Ayant à peine un an d’écart, les deux frères ont souvent joué dans les mêmes équipes sportives. Volleyball, basketball, baseball, soccer: le sport occupait une place importante dans leur quotidien.
Au secondaire, ils ont choisi le volleyball comme sport principal, qu’ils ont pratiqué en division 1 au Cégep de l’Outaouais. Leurs parents, très actifs, leur ont servi de modèles. Leur père, enseignant d’éducation physique et réputé entraîneur de volleyball de haut niveau, a aussi naturellement contribué à leur transmettre le goût du sport et de l’enseignement.
«Nous avons été plongés dans ce monde-là dès notre jeune âge», raconte Maxime. Pour le benjamin du duo, l’idée de devenir enseignant remonte même à la maternelle. Son choix de carrière s’inscrit aujourd’hui dans une volonté d’aider les jeunes, particulièrement dans un contexte où les enseignants qualifiés se font rares en région.
Alexandre, lui, a emprunté un chemin un peu moins direct. Passionné de sport, il envisageait d’abord la physiothérapie ou la kinésiologie, avant de découvrir l’enseignement de l’éducation physique lors d’une expérience de suppléance.
Il trouve alors une façon de réunir ses deux champs d’intérêt: l’activité physique et l’éducation. Son objectif? Donner aux enfants une bonne base d’habiletés motrices et, surtout, partager avec eux le plaisir de bouger afin qu’ils demeurent actifs toute leur vie.
Pour l’aîné de la famille, l’éducation physique ne consiste pas simplement à apprendre à courir, lancer ou attraper. Elle peut contribuer à développer chez les jeunes une relation durable avec l’activité physique. Une philosophie qu’il tient notamment de Pierre Lavoie, qui insiste pour que les enfants intègrent tôt la notion du mouvement.