Alexandre et Maxime St-Denis, les frères aux passions communes

En 5 secondes Ils en ont fait des choses ensemble: grandir, étudier, faire un baccalauréat en éducation et jouer au volleyball de haut niveau. Rencontre avec deux frères dont la proximité dépasse la génétique.
Alexandre et Maxime St-Denis

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Collations des grades Article 41 / 41

Pendant six ans, Alexandre et Maxime St-Denis ont partagé bien plus que le bleu de leur uniforme des Carabins de l’Université de Montréal. Études, entraînements, matchs, appartement: les deux frères originaires d’Ottawa ont réalisé leur parcours universitaire côte à côte jusqu’à l’obtention récente de leur diplôme en enseignement de la Faculté des sciences de l’éducation.  

Et ils s’apprêtent maintenant à transmettre à leur tour ce que le sport leur a appris.  

Bouger, une histoire de famille 

Ayant à peine un an d’écart, les deux frères ont souvent joué dans les mêmes équipes sportives. Volleyball, basketball, baseball, soccer: le sport occupait une place importante dans leur quotidien.  

Au secondaire, ils ont choisi le volleyball comme sport principal, qu’ils ont pratiqué en division 1 au Cégep de l’Outaouais. Leurs parents, très actifs, leur ont servi de modèles. Leur père, enseignant d’éducation physique et réputé entraîneur de volleyball de haut niveau, a aussi naturellement contribué à leur transmettre le goût du sport et de l’enseignement. 

«Nous avons été plongés dans ce monde-là dès notre jeune âge», raconte Maxime. Pour le benjamin du duo, l’idée de devenir enseignant remonte même à la maternelle. Son choix de carrière s’inscrit aujourd’hui dans une volonté d’aider les jeunes, particulièrement dans un contexte où les enseignants qualifiés se font rares en région. 

Alexandre, lui, a emprunté un chemin un peu moins direct. Passionné de sport, il envisageait d’abord la physiothérapie ou la kinésiologie, avant de découvrir l’enseignement de l’éducation physique lors d’une expérience de suppléance. 

Il trouve alors une façon de réunir ses deux champs d’intérêt: l’activité physique et l’éducation. Son objectif? Donner aux enfants une bonne base d’habiletés motrices et, surtout, partager avec eux le plaisir de bouger afin qu’ils demeurent actifs toute leur vie. 

Pour l’aîné de la famille, l’éducation physique ne consiste pas simplement à apprendre à courir, lancer ou attraper. Elle peut contribuer à développer chez les jeunes une relation durable avec l’activité physique. Une philosophie qu’il tient notamment de Pierre Lavoie, qui insiste pour que les enfants intègrent tôt la notion du mouvement

Sérieux sur le terrain et sur les bancs d’école

Si les étudiants-athlètes ont choisi l’Université de Montréal, c’est justement pour continuer à jouer ensemble tout en étudiant en français, un élément important pour ces Franco-Ontariens. Le programme de volleyball des Carabins répondait à leurs ambitions sportives, d’autant plus que plusieurs de leurs anciens coéquipiers du cégep s’y intéressaient aussi. 

Pendant leurs études, les frères ont dû jongler avec les entraînements, les déplacements, les tournois et, bien sûr, les travaux et examens. Leur moyenne de 80 % et plus témoigne de leur succès à mener cette double mission. Mais elle ne tombe toutefois pas du ciel: elle repose sur une organisation rigoureuse, une passion pour la matière et, surtout, un entourage compréhensif. 

«Après un passage en enseignement des mathématiques, j’ai découvert l’enseignement primaire, qui me convenait davantage et qui était largement axé sur le travail d’équipe, explique Maxime. Je me suis alors rapidement entouré de collègues qui connaissaient ma réalité d’étudiant-athlète et avec qui je pouvais organiser les travaux en fonction des entraînements et des matchs.» 

Alexandre fait le même constat. La communication, l’organisation et le respect de la charge de travail de chacun deviennent essentiels lorsque les fins de semaine sont consacrées aux compétitions. 

Les frères St-Denis tiennent à mettre en lumière le filet de sécurité tissé par les équipes de soutien des Carabins, qui offrent du tutorat, de l’accompagnement, des accommodements d’horaire et des reprises d’examens lorsque les compétitions les éloignent de l’UdeM.  

D’étudiants-athlètes à enseignants 

Le parcours universitaire d’Alexandre et Maxime St-Denis vient de prendre fin. Et voilà qu’ils retournent dans le monde de l’enseignement qui a marqué leur enfance. 

Installé en Montérégie, Alexandre commence sa carrière comme enseignant d’éducation physique au primaire. Il continuera également à entraîner des jeunes, notamment en volleyball de plage, et à faire du tutorat. 

Maxime, de son côté, a plutôt choisi la ville de Maniwaki pour enseigner au primaire, une communauté où les besoins sont particulièrement importants en raison du départ à la retraite de nombreux enseignants. 

Après six années passées à Montréal, les deux frères reviennent donc en région, chacun avec sa classe, ses élèves et ses nouveaux défis. Mais leur passage à l’Université de Montréal restera longtemps gravé dans leur mémoire. 

Tous deux conseillent aux nouvelles et aux nouveaux de profiter de chaque instant. «Ça passe vite. Vivez au maximum chaque instant parce que la vie d’adulte, c’est une autre réalité», dit Maxime. «Ne tenez rien pour acquis», renchérit Alexandre. 

Le prochain terrain de jeu sera différent. Mais, encore une fois, les frères St-Denis auront quelque chose en commun: transmettre aux jeunes le goût d’apprendre, de bouger et de se dépasser.  

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