La sécurisation culturelle au cœur du projet
Située à 115 km au nord-ouest de La Tuque en Haute-Mauricie, la communauté de Wemotaci – la montagne d’où l’on observe – est un territoire de 30 km2 où vivent 1500 Atikamekws.
«Les gens ont un esprit communautaire très fort et, en général, les jeunes susceptibles de poursuivre leurs études en dehors de la communauté n’ont pratiquement jamais quitté notre village pendant une longue période», dit Pascal Sasseville Quoquochi.
Le projet a donc été conçu pour «qu’ils se projettent dans la poursuite de leurs études et qu’ils réalisent qu’il y a une place pour eux en tant que jeunes Autochtones dans les établissements postsecondaires et les milieux urbains», poursuit-il.
Guidés par Coop Nitaskinan, six étudiantes et étudiants de l’Université de Montréal ont animé des jeux représentant différents domaines d’études et différentes facettes multiculturelles de Montréal.
Trois jeunes modèles autochtones, qui ont effectué des études postsecondaires, étaient aussi du voyage, soit Gilbert Niquay, facilitateur à la vie étudiante au Collège Ahuntsic, Janel Poulin, diplômée en criminologie, et Samuel Rainville, conseiller principal aux relations avec les Premiers Peuples à l’UdeM. La professeure Jrène Rahm, de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université, qui s’intéresse à la question de la sécurisation culturelle en lien avec les Premiers Peuples et qui est engagée dans le projet depuis le tout début, a aussi accompagné l’équipe.
En plus de participer aux jeux, les élèves ont eu l’occasion de goûter au côté multiculturel de Montréal en savourant un dal et un poulet au beurre préparés par un restaurant indien montréalais. Le groupe de Cap campus a également eu la chance de s’initier à la culture atikamekw en rencontrant un aîné, en participant au rituel de la sweat lodge (tente de sudation) et en partageant un repas traditionnel sur le territoire en compagnie des modèles autochtones.
«L’idée était de faire un pont en allant à la rencontre de l’autre, en créant un dialogue par lequel tant l’équipe de Cap campus que celle de l’école Nikanik pourraient bénéficier de ces échanges, indique Eliane Santschi. C’est ce contact avec l’autre qui permet à chacun de repenser la persévérance différemment.»