Viktoriia Railianova estime que le cours d’ukrainien qu’elle donnera pourrait intéresser ceux et celles qui désirent en apprendre plus sur l’Ukraine, sa situation, son peuple.
D’un point de vue pédagogique, le cours proposé est basique et entièrement conforme aux normes existantes, couvrant les sujets grammaticaux et linguistiques qui sont communs dans l'étude d'une langue étrangère, soit la communication dans des situations très simples, l’alphabet, des exercices d'écriture et de lecture, l’acquisition de vocabulaire, de la prononciation, de la formation des mots et de structures élémentaires. Le cours comprendra aussi un aperçu des réalités du pays.
«Avant le déclenchement de la guerre, les gens devaient à peine savoir où se situait l’Ukraine. Je me rends bien compte que très peu de choses sont connues sur mon pays, comme le fait que nous sommes très avancés technologiquement ou que les Ukrainiens sont très éduqués», indique Viktoriia Railianova. D’ailleurs, elle ajoute que, à travers les exercices du cours, elle entend axer ses exemples sur l’Ukraine moderne et non parler de son passé historique.
La professeure pense également que son cours pourrait bien être utile aux personnes travaillant en immigration, en santé et services sociaux ou encore dans des associations qui viennent en aide aux Ukrainiens réfugiés. Selon son expérience, il est parfois difficile de se faire comprendre et de se faire aider. Elle croit qu’une base en ukrainien pourrait faciliter les rapports avec ces personnes qui doivent repartir à zéro.
D’ailleurs, Nelson Mandela ne disait-il pas «Si vous parlez à un homme dans une langue qu’il comprend, vous parlez à sa tête. Si vous lui parlez dans sa langue, vous parlez à son cœur»?