Une expérience hautement formatrice
Musique, chant, mise en scène, chorégraphie, décors, éclairage, accessoires, costumes: tout cela représente un véritable travail de collaboration entre divers corps de métiers. Les idées sont échangées, elles fructifient pour converger vers une vision cohérente et originale de l’œuvre qui donne naissance à un spectacle abouti dans lequel les responsabilités sont partagées.
Bien que François Racine ait plusieurs fois mis en scène La chauve-souris, chaque nouvelle représentation constitue un réel défi. Plusieurs facteurs ont une incidence sur le travail à accomplir tels que le temps de répétition alloué, la formation des chanteuses et chanteurs, le texte parlé et le fait que la comédie est plus difficile à jouer que la tragédie.
Pour les étudiantes et les étudiants en musique, présenter une opérette, c’est s’engager dans une expérience très formatrice, dans des conditions proches du milieu professionnel. La plupart des chanteurs et des chanteuses ont l’habitude de travailler avec le metteur en scène, puisqu’ils suivent le cours de jeu scénique qu’il donne à la Faculté de musique de l’UdeM. De ce fait, leur participation à l’opérette est l’occasion de mettre en pratique le savoir théorique acquis.
Afin d’encourager les jeunes artistes à exprimer leur créativité et à démontrer leur talent, François Racine a opté pour une mise en scène énergique, avec beaucoup de déplacements, de chorégraphies et un jeu inspiré de celui de la commedia dell’arte. Ayant des rôles très physiques, les interprètes oublient plus facilement les contraintes liées à la technique vocale et ils font preuve de plus de spontanéité. Le metteur en scène a également décidé de fournir, tant aux solistes qu’à chaque choriste, une occasion d’être à l’avant-scène au cours de la représentation. Autant d’initiatives qui bonifient l’expérience pédagogique tout en renforçant la participation des interprètes dans le spectacle.