Que peut révéler une pièce d’archives lorsqu’elle devient matériau artistique? Un poème écrit à partir des mots de femmes âgées ayant vécu de la violence conjugale peut-il faire émerger des savoirs expérientiels? Un jeu vidéo peut-il permettre de nous interroger sur nos conceptions du genre et de l’orientation sexuelle? Et que se passe-t-il lorsqu’un modèle géologique devient le point de départ d’une œuvre musicale?
Ces questions, parmi bien d’autres, étaient au cœur du tout premier Symposium étudiant en recherche-création, organisé par le Vice-rectorat à la recherche et à l’innovation de l’Université de Montréal. Réunissant une trentaine d’étudiantes et d’étudiants des cycles supérieurs, l’évènement multidisciplinaire, qui s’est déroulé le 6 octobre, proposait entre autres des séances de présentation par affiches.
Derrière la diversité des disciplines: musique, architecture, communication, études cinématographiques, histoire de l’art et littérature, une même préoccupation traversait les présentations: comment la création permet-elle de rendre visibles autrement des réalités, des expériences et des formes de savoir?