Être mieux outillé dès la formation
Persuadés qu'un lien de confiance et de proximité unit les patients aux pharmaciennes et pharmaciens, Simon Matoori et son équipe ont ainsi rédigé des conseils à l’intention du second groupe pour l’aider à intervenir à différents points de vue.
Le guide renseigne notamment sur les blessures typiquement liées à la violence conjugale (comme les fractures ulnaires qui, d’un point de vue anatomique, ne peuvent pas résulter d’une chute dans un escalier ou un bain, mais découlent plutôt d’un coup à l’avant-bras en tentant de protéger la tête), l’importance de connaître les ressources locales (les coordonnées des maisons d’hébergement, de l’organisme SOS violence conjugale, etc.) et les façons bienveillantes de communiquer et de poser des questions.
«Ces informations devraient figurer au programme de formation des pharmaciennes et des pharmaciens du Québec, plaide Simon Matoori. Ces professionnels sont formés pour engager des conversations difficiles, par exemple avec des patients qui expriment des idées suicidaires ou dépressives. Pourquoi ne seraient-ils pas formés pour soutenir une personne qui confie être victime de violence conjugale?»