La liberté de rêver par l’écriture
Celui qui a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Médicis en 2009 pour L’énigme du retour, a aussi fait l’apologie de la «liberté biographique qui vient avec l’art d’écrire» et du rêve qui permet une réinvention de soi.
«Nous rêvons tous naturellement, que ce soit en dormant ou en étant éveillé, et il nous faut faire beaucoup d’efforts pour entrer dans la lourde réalité, a-t-il dit. Mais dans le rêve – le vrai, celui du sommeil –, nous pouvons être et devenir tout [ce que nous voulons]», et c’est là qu’intervient la création.
Comme il le souligne d’ailleurs dans Tout ce qu’on ne te dira pas, Mongo, «on n’écrit pas pour rêver le monde, on voudrait que le monde ressemble à notre rêve».
Il a également expliqué comment cohabitent le mouvement et l’immobilité dans ses œuvres.
«Lorsque vous êtes assis, le mouvement vous entoure, c’est donc une fausse immobilité, car les énergies tournent autour de vous, a-t-il insisté. Dans mes livres, tous mes personnages sont en activité, sauf un, qui est immobile: il y a toujours le sédentaire et le nomade pour rappeler que le voyage de l’un n’a de sens que s’il peut être raconté à celui qui n’est jamais parti.»
Et il y a le voyage intérieur du sédentaire aussi, dont le mystère demeure impénétrable.