«Après un combat de MMA, j’avais un œil au beurre noir. Quelqu’un au gym m’a dit: “C’est comme un badge d’honneur.”» Ce souvenir, raconté par Blaise Doré-Caillouette, doctorant en communication politique à l’Université de Montréal, montre que, dans l’univers des arts martiaux mixtes (ou MMA pour mixed martial arts), la douleur et les traces physiques ne sont pas nécessairement perçues de manière négative. Elles peuvent même devenir des signes d’engagement, d’apprentissage et de performance.
À l’occasion du 93e Congrès de l’Acfas, le chercheur présentera une communication intitulée «Violence codifiée et médiatisée: une analyse des galas d’arts martiaux mixtes (MMA) amateurs au Québec». Son travail explore un paradoxe: comment une pratique largement associée à la brutalité peut-elle être socialement acceptée, voire valorisée? À travers l’analyse des galas amateurs au Québec, il met en lumière les mécanismes qui encadrent, transforment et rendent lisible cette violence.