Un prix Acfas Relève pour une doctorante de l’UdeM

En 5 secondes Raquel Fernandez, candidate au doctorat interdisciplinaire en aménagement, a reçu le prix Acfas Relève – Lettres, arts et sciences humaines 2026.
Raquel Fernandez

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Le 93e Congrès de l'Afcas Article 6 / 7

Le prix Acfas Relève – Lettres, arts et sciences humaines 2026 a été décerné à Raquel Fernandez, candidate au doctorat interdisciplinaire en aménagement à l’Université de Montréal. Il lui a été remis au 93e Congrès de l’Acfas, qui se déroule à l’Université du Québec à Trois-Rivières jusqu’au 15 mai. Créés en 2022, les prix Acfas Relève veulent valoriser la diversité et la richesse des parcours de la relève en recherche au Québec et au Canada. 

Un parcours atypique

Du commerce au détail à l’entrepreneuriat général, Raquel Fernandez a une longue expérience professionnelle lorsqu’elle décide de retourner sur les bancs d’école. «J’étais prête à changer de vie», dit-elle. Dans la quarantaine, elle entame alors un baccalauréat en design de l’environnement à l’UQAM, puis fait une maîtrise en aménagement à l’Université de Montréal sous la direction d’Olivier Vallerand, avant de faire un passage accéléré au doctorat. 

Après 15 ans comme entrepreneuse générale, elle s’intéresse aujourd’hui aux habitations collectives pour les femmes au Canada. «Je voulais me pencher sur les environnements sécuritaires dans le contexte actuel de crise du logement et des violences envers les femmes. Les habitations collectives sont souvent présentées comme une solution, et j’aimerais savoir si c’est vraiment le cas», explique-t-elle.

De la Colombie-Britannique aux Maritimes, les habitations collectives pour femmes sont partout au Canada, même si l’Europe mène le bal. Pourtant, «le Canada est un pays riche. Il n’y a aucune raison que le logement social ne soit pas accessible au besoin», souligne-t-elle. Raquel Fernandez se déplacera à travers le Canada pour cette recherche qui se veut féministe et participative. À travers une analyse documentaire et spatiale et la méthode photovoix, les récits de ces habitations collectives seront exposés et racontés en images. «Pour chaque habitation collective que j’étudie, il y aura des photos choisies avec les participantes. Ça fait partie du processus, qui vise le changement social», indique-t-elle. Une exposition rétrospective sera organisée à la fin des terrains.

Une reconnaissance du milieu

Raquel Fernandez est très reconnaissante du coup de pouce donné par l'Acfas et son prix Relève, qui s’accompagne d’une bourse de 3000 $. «Faire du terrain au Canada, c’est long et coûteux», mentionne-t-elle. Raquel Fernandez a par ailleurs obtenu une Bourse de la montagne en 2025, offerte conjointement par les Études supérieures et postdoctorales et la Faculté de l’aménagement, un important soutien renouvelable pendant trois ans. 

«C’est aussi la validation d’une recherche qui est faite d’une façon non traditionnelle, poursuit celle qui dit souffrir du syndrome de l’imposteur. J’ai un parcours que jamais je n’aurais pu imaginer.»

D’abord et avant tout, la doctorante souhaite que ses travaux aient une résonance dans la «vraie» vie: «C’est important que ça ne reste pas une utopie féministe. Je veux savoir comment ces habitations sont bâties, comment on y vit et, surtout, si cette idée est transférable à d’autres minorités – communauté LGBTQ+, personnes immigrantes –, qui vivent également un sentiment d’insécurité», conclut-elle. 

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