Un gène et une protéine associés à la plasticité du cerveau
Dans le cerveau des enfants, le réseau de cellules à parvalbumine est plus malléable en raison de la présence moins importante d’une protéine nommée Aggrecan. «Cette protéine vient entourer et solidifier les cellules à parvalbumine lors du processus de maturation du cerveau à travers une structure appelée filets périneuronaux, les rendant moins malléables», explique Graziella Di Cristo, également professeure titulaire au Département de neurosciences de l’Université de Montréal.
«En collaboration avec les équipes de recherche de la chercheuse Graciela Piñeyro et du Dr Gregor U. Andelfinger, nous avons découvert que la protéine Aggrecan, codée par le gène Acan, était spécifiquement exprimée dans les cellules à parvalbumine. Nous avions alors une piste pour déstabiliser la solidification des filets périneuronaux, sans toucher aux autres types de neurones, en visant la diminution de l’expression du gène Acan», mentionne Marisol Lavertu-Jolin, étudiante de doctorat au moment des travaux et première auteure de l’étude.