Des données recueillies au quotidien
Pour ce faire, la doctorante a sélectionné et analysé des données fournies par 50 joueurs de la LAH âgés de 20 à 27 ans dans le cadre d’un projet de maîtrise réalisé par Pierre Allard, qui a notamment été directeur de la science du sport et préparateur physique en chef du Canadien de Montréal.
Diplômé de l’UdeM et aujourd’hui entraîneur adjoint du club de hockey Red Bull de Munich, Pierre Allard était, au moment de sa maîtrise, en 2017-2018, responsable de la préparation physique des joueurs d’une équipe professionnelle de la LAH.
Amélie Apinis-Deshaies a centré sa recherche sur deux facteurs susceptibles d’influencer la qualité du sommeil, soit la charge d’entraînement externe et le bien-être des joueurs ainsi que l’incidence des matchs et des entraînements sur glace.
Ces données avaient été colligées au moyen de questionnaires auxquels les joueurs ont répondu quotidiennement tout au long de la saison 2017-2018 par l’entremise d’une application sur leur téléphone. Ils devaient quantifier et qualifier leur sommeil chaque matin de même que leur sentiment de repos et leur bien-être général, en plus de répondre à des questions sur leur alimentation, leur niveau de stress et les douleurs qu’ils ressentaient.
Aussi, les joueurs portaient sur leur équipement des capteurs inertiels capables de départager les efforts fournis tant lors des 63 entraînements et des 35 séances matinales de patinage qu’au cours des 60 matchs disputés de soir et des 16 autres livrés de jour.
«Ce filtrage est important, sachant qu’au cours d’un match le temps de glace moyen d’un joueur type se compartimente en trois types d’activité, soit 45 % du temps consacré aux accélérations et décélérations, 16 % au patinage pour conserver sa vitesse et 39 % à se laisser glisser sur la glace», précise Amélie Apinis-Deshaies.