Première coupe Walter pour la Victoire de Montréal: trois questions à Alexandra Labelle

En 5 secondes Entretien avec l’ex-membre des Carabins de l’UdeM et attaquante de la Victoire Alexandra Labelle.
Alexandra Labelle, attaquante de la Victoire.

Pur produit de l’Université de Montréal, Alexandra Labelle a fait partie de l’équipe de hockey féminin des Carabins – programme mis sur pied en 2008 par Danièle Sauvageau, aujourd’hui aussi directrice de la Victoire – de 2015 à 2021, alors qu’elle étudiait en anthropologie et en science de l’environnement. 

Après avoir joué un an pour la Force de Montréal, puis avec les Sirens de New York, elle se joint à la Victoire de Montréal à l’automne 2024, club qui vient de remporter la première coupe Walter de sa jeune histoire le 20 mai.

Questions Réponses

Que vous a apporté votre passage chez les Carabins et comment voyez-vous le rôle du hockey féminin universitaire dans le développement du sport?

J’ai eu plusieurs occasions d’aller aux États-Unis, mais j’ai choisi de jouer avec les Carabins parce que j’ai eu un coup de cœur pour l’entraîneuse Isabelle Leclaire [NDLR: les Carabins étaient, jusqu’à maintenant, la seule équipe universitaire francophone de hockey féminin]. Isabelle a une approche très humaine, mais elle connaît aussi son sport. J’ai appris beaucoup de choses avec elle, autant du côté humain – être une leader, persévérer –, que du côté technique, qui m’ont permis d’atteindre le niveau supérieur – même si, à ce moment-là, il n’existait pas vraiment d’options pour jouer professionnellement. 

Les équipes universitaires, c’est une école de vie: en plus d’étudier et de rencontrer des gens, on fait face à différents problèmes et situations, qu’on apprend à gérer. On se développe en tant qu’athlète, peu importe le sport pratiqué, et on se découvre comme individu.

Quels sont les facteurs qui ont mené au succès de la Victoire en séries éliminatoires?

C’est la force du groupe. On a fait face à l’adversité – des blessures, des virus –, mais on trouvait toujours une façon de s’en remettre. Tout le monde jouait son rôle et s’encourageait; c’était un groupe qui était soudé. 

Que représente la Victoire pour le sport féminin?

C’est tellement important! Lorsque j’étais plus jeune, je ne pensais pas qu’une telle carrière était possible. Je jouais par pure passion et j’essayais d’aller le plus loin que je pouvais. 

La venue d’une équipe professionnelle à Montréal fait rêver les jeunes filles de tout âge. C’est pour ça que je joue au hockey: pour que les futures joueuses puissent en vivre, comme c’est le cas pour les hommes.

L’an prochain, quatre nouvelles équipes s’ajouteront à la Ligue professionnelle de hockey féminin, et je crois que la croissance va se poursuivre. La Victoire est une jeune équipe, mais les Montréalais ont vraiment embarqué dans l’aventure. C’est une chance!

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