Démystifier la sexualité
«Nous pouvons avoir des a priori sur des personnes s’adonnant à des pratiques BDSM, regardant de la pornographie ou étant dans des relations polyamoureuses», déclare Jessica Herrera-Roberge, étudiante au doctorat en psychologie clinique à l’UdeM et coordinatrice du projet. «L’émission a été créée pour dissiper ces préjugés et démystifier différents mythes concernant la sexualité, comme celui voulant que le sexe biologique soit un concept binaire», ajoute Marie-Michèle Paquette, également étudiante au doctorat et coordinatrice du projet.
L’émission parle sans tabous des recherches les plus récentes en matière de sexualité. Par exemple, dans l’épisode consacré au fossé orgasmique, on apprend que 90 à 95 % des hommes cisgenres peuvent atteindre l’orgasme avec leur partenaire contre seulement 60 à 65 % des femmes cisgenres. «Dans des relations occasionnelles, l’écart peut être encore plus grand», explique Alice Girouard, doctorante en psychologie à l’UdeM. «Dans les relations à plus long terme, l’écart peut se réduire, car les partenaires se connaissent mieux et sont plus à même de communiquer leurs préférences», poursuit-elle. On apprend également que les femmes cisgenres peuvent prioriser leur partenaire jusque dans leur sexualité pour leur plaire. Selon une étude américaine, elles peuvent simuler davantage l’orgasme lorsqu’elles ont un revenu plus élevé que leur conjoint.