Un trafic risqué, mais marginal
Selon l’étude, le commerce illicite d’espèces sauvages pose de nombreux problèmes, surtout pour la santé et la biosécurité des humains, puisqu’elles peuvent être toxiques ou porteuses d’agents pathogènes. Il existe également des enjeux pour la protection de la biodiversité considérant que certaines espèces sont envahissantes ou menacées d’extinction.
Heureusement, l’équipe de recherche considère que la vente et l’achat de plantes et d’animaux sauvages sur le Web caché sont un phénomène peu préoccupant, puisqu’il est plutôt rare. «Compte tenu du faible nombre d’annonces, nous supposons que les risques actuels en matière de conservation et de biosécurité sur le dark Web sont faibles. Disons que je ne déploierais pas une force opérationnelle demain matin sur ce dossier», lance David Décary-Hétu.
Il n’en demeure pas moins que ces résultats élargissent considérablement la liste des espèces sauvages actuellement commercialisées sur le Web caché et cartographient les différents canaux de ce type de trafic.