Un système exoplanétaire prometteur
TRAPPIST-1, une étoile beaucoup plus petite et plus froide que le Soleil et située à environ 40 années-lumière de la Terre, attire l'attention des scientifiques et des amateurs d’exploration spatiale depuis la découverte de ses sept exoplanètes de la taille de la Terre en 2016. Ces mondes, tous très rapprochés de leur étoile et dont trois se trouvent dans sa zone habitable, ont alimenté l'espoir de trouver des conditions potentiellement habitables au-delà du système solaire.
L’équipe de recherche a utilisé le puissant télescope spatial James-Webb pour observer l'exoplanète TRAPPIST-1 b. Ces observations ont été faites dans le cadre du plus important programme d'observateurs généraux (GO) dirigé par le Canada au cours de la première année d'exploitation du télescope. Ce programme comprenait également l'observation de trois autres planètes du système, TRAPPIST-1 c, TRAPPIST-1 g et TRAPPIST-1 h. TRAPPIST-1 b a été étudiée lors de deux transits, c’est-à-dire le moment où la planète passe devant son étoile, à l'aide de l'instrument canadien NIRISS à bord de James-Webb.
«Il s'agit des premières observations spectroscopiques d'une planète de TRAPPIST-1 réalisées par le télescope James-Webb et nous les attendions depuis des années!» s'est exclamée Olivia Lim, chercheuse principale du programme GO.
Pour mener à bien cette étude, les astronomes ont utilisé la technique de la spectroscopie de transmission pour obtenir des informations importantes sur les propriétés de ce monde lointain. En analysant la lumière de l'étoile centrale après qu'elle a traversé l'atmosphère de l'exoplanète lors d'un transit, ils peuvent voir l'empreinte unique laissée par les molécules et les atomes présents dans cette atmosphère.
«Il ne s'agit que d'un petit sous-ensemble des nombreuses observations de ce système planétaire unique qui doivent encore être effectuées et analysées, a ajouté René Doyon, chercheur principal de l'instrument NIRISS et coauteur de l'étude. Ces premières observations mettent en évidence la puissance de NIRISS et de James-Webb en général pour sonder les atmosphères minces autour des planètes rocheuses.»