L'Échelle québécoise des niveaux de compétence en français est un référentiel commun en francisation pour les acteurs clés de l'éducation et de la formation au Québec qui s’adresse «au personnel enseignant, au personnel de conseillance pédagogique, aux directions d’établissements d’enseignement et d’organismes communautaires, aux responsables des programmes et des politiques, aux employeurs ainsi qu’à toute autre partie prenante afin d’établir le profil langagier des personnes adultes pour qui le français n’est pas la langue première».
Cette échelle propose une description précise des compétences en français et peut être utilisée à de multiples fins: suivre la progression des personnes apprenantes en français, guider la création de programmes éducatifs, concevoir des outils d'évaluation, établir des normes de compétence en français, soutenir l'apprentissage en milieu professionnel ou encore faciliter la gestion des services gouvernementaux.
«L'échelle peut par exemple être utilisée pour voir si une personne respecte les critères d'admission à un programme particulier de l'immigration économique. On pourrait lui dire “Vous êtes à peu près au niveau 4 et, pour occuper tel emploi, on pense qu'il faudrait atteindre le niveau 6, alors cela pourrait être une bonne idée de suivre des cours de français”», explique Christophe Chénier, professeur spécialiste en mesure et évaluation à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UdeM.