Selon l’Institut de la statistique du Québec, le quart des élèves présenteraient des difficultés d’apprentissage. De ce nombre, environ 10 % auraient un trouble d’apprentissage. Celui-ci peut concerner la lecture et l’écriture (dyslexie et dysorthographie), le langage (dysphasie), la coordination (dyspraxie) et les mathématiques (dyscalculie). «La différence entre une difficulté d’apprentissage et un trouble, c’est que le trouble est permanent malgré un accompagnement», précise Daniel Daigle, professeur au Département de didactique de l’Université de Montréal.
Pour qu’ils puissent atteindre leur plein potentiel, ces élèves en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage devront donc être accompagnés par leurs enseignants, le personnel éducatif et autres spécialistes et leurs parents. Pour souligner le Mois de la sensibilisation aux troubles d’apprentissage, la Faculté des sciences de l’éducation (FSE) de l'Université, en collaboration avec le Réseau des diplômés et des donateurs de l’UdeM, organise une table ronde dans le cadre des Grands Entretiens de la FSE. Animée par la chargée de cours Oxana Leonti, la table ronde réunira le professeur Daigle de même que Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Isabelle Gélinas, directrice générale du Centre de services scolaire de Montréal, et Marie-Eve Boisvert, professeure adjointe au Département de psychopédagogie et d’andragogie de la faculté.