Vulgarisateur hors norme, humaniste sensible, écrivain poète, scientifique posé et humble: le souvenir d’Hubert Reeves restera gravé dans la mémoire collective et particulièrement dans celle de la communauté de l’Université de Montréal.
Titulaire d’un baccalauréat en physique de l’UdeM (1953), Hubert Reeves a enseigné la physique au sein de son alma mater de 1960 à 1964 et a conservé tout au long de sa carrière son lien avec l’Université comme professeur associé, puis honoraire. Chaque année, il revenait au Département de physique pour enseigner la cosmologie.
En 1984, l’Université lui a décerné un doctorat honorifique en hommage à son importante contribution à l’astrophysique, notamment ses études sur «l’abondance de l’hydrogène lourd avant la formation des premières étoiles» qui ont permis de mieux comprendre le big bang. Sept autres universités du Canada et d’Europe ont ensuite emboîté le pas à l’UdeM.
On lui doit la création du Fonds Hubert-Reeves, qui décerne chaque année une bourse à une étudiante ou un étudiant de l’Université inscrit aux cycles supérieurs en astrophysique. Sa passion pour l’astronomie et ses connaissances sur l’écologie alimentaient aussi régulièrement des conférences aux Belles Heures (anciennement Les Belles Soirées).
René Doyon, aussi grand astrophysicien et professeur au Département de physique de l’Université de Montréal, a eu la chance d'être l'étudiant d'Hubert Reeves. Il a tenu à lui rendre hommage:
«Tout le Québec pleure le départ du grand-père de l’astrophysique québécoise et l’un des plus grands communicateurs scientifiques. Sa curiosité, son amour pour la nature et sa volonté de le partager avec le public, avec tant de poésie, resteront toujours une immense source d’admiration et d'inspiration. La beauté de l’Univers et la fragilité de notre petite planète résonneront toujours avec le nom d'Hubert Reeves.»