Selon le professeur Marchand, la situation des femmes et des jeunes s’avère particulièrement préoccupante.
«Lorsqu’on examine l’évolution de ces atteintes dans le temps, la détresse psychologique et l’épuisement professionnel semblent avoir été influencés par les conditions liées à la pandémie de COVID-19, puisqu’ils se manifestent principalement à partir du cycle 2, mentionne Alain Marchand. Cependant, les données montrent que ces variations ont été ponctuelles, car les indicateurs retrouvent les niveaux prépandémiques au cycle 3.»
Selon lui, les effets associés au confinement, à la crainte de la contamination et à l’obligation du télétravail semblent se diluer dans le temps avec la prévention de la contamination et le retour au travail en mode présentiel ou hybride.
Toutefois, l’accroissement des symptômes dépressifs et anxieux observés chez les hommes entre le cycle 2 et le cycle 3 de même que les symptômes de dépression des 35 à 49 ans sont à surveiller.
«Des analyses seront nécessaires pour expliquer ces variations, mais il est possible d’envisager une plus grande difficulté des hommes à reprendre une activité professionnelle qui implique des exigences liées aux déplacements pour se rendre au travail et, pour les personnes de 35 à 49 ans, un retour à de plus grandes difficultés de conciliation travail-famille et vie personnelle», conclut le directeur de l’OSMET.